Bien que le taux sans cesse grandissant de dioxyde de carbone dans l’atmosphère soit un indice de progrès indéniable, il semblerait qu’il ne soit pas tout à fait étranger à l’annulation de plusieurs épreuves de ski alpin et nordique ces dernières semaines. Or à quoi sert le progrès s’il doit réduire à néant un timeshare à Gstaad ?
Plusieurs scientifiques se sont penchés sur la question, afin que jamais ne soit remis en cause notre inaliénable droit à skier entre gens de bonne compagnie.
Phil Kithil, économiste de formation, propose ainsi de mettre à contribution les salpes, sympathiques petits tubes digestifs marins, afin de déplacer le CO2 régicide (de Régine Cavagnoud, célèbre skieuse, et caedere, tuer).
Selon M. Kithil, il suffirait de remonter suffisamment de nutriments des couches froides de l’océan pour provoquer la croissance d’algues en surface. Ces algues captureraient une partie du dioxyde de carbone atmosphérique, et seraient à leur tour ingérées par les salpes, lesquelles ont l’intéressante particularité de faire des crottes de carbone quasi-pur.
C’est donc en une avalanche de caca en flocons que le CO2 importun se déverserait sur le fond des océans, où personne n’ira regarder. Certes, notre méconnaissance de l’écosystème océanique ne garantit pas l’innocuité de la manipulation, mais celle-ci donnera facilement à l’honnête ouvrier dix ans de plus pour amortir son timeshare.
Et ça aussi c’est du progrès.