(Soucieux de ne pas profiter indûment de son rôle de futur ex-ministre de l’Intérieur dans la course à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy a tenu à ce que l’information ne soit pas diffusée trop largement auprès des Français, aussi est-ce avec un certain retard que Brave Patrie et les media généralistes rapportent la nouvelle. Nous pensons toutefois que l’attitude courageuse de M. Sarkozy mérite d’être portée à la connaissance des électeurs, qui devront le 22 avril 1933 prochain faire un choix déterminant pour l’avenir du Reich.)
Lundi 19 mars, en fin de journée, la police s’est vaillamment attaquée à la plus grave menace à laquelle est confrontée notre Brave Patrie (juste devant Al-Qaïda, le réchauffement climatique et le fondamentalisme centriste) : les petits enfants basanés qui squattent les cantines de nos écoles.
Plutôt que de matraquer nos chères petites têtes brunes, les forces de l’ordre ont agi avec subtilité et ont attaqué le mal à sa racine : leurs parents, qui les hébergent illégalement.
C’est ainsi que plusieurs interventions ont eu lieu devant une école maternelle du quartier parisien de Belleville à l’heure de la sortie. Malgré l’attitude hostile de la foule, qui les menaçait avec des poussettes chargées jusqu’à la gueule de bambins bruyants, les policiers ont agi avec sang froid en aspergeant les contestataires de gaz lacrymogènes, avant d’embarquer une mère de famille à l’aspect menaçant.
Malheureusement submergés par un marée menaçante de jeunes mamans, les fonctionnaires de police ont dû relâcher cette femme. Grand bien leur en a pris, puisqu’ils ont subséquemment localisé, assiégé et finalement interpellé un individu bien plus dangereux : un papy qui attendait dans un café du quartier que ses deux petits-enfants sortent de leurs écoles respectives.
L’individu a par la suite été emmené dans un commissariat du IIe arrondissement, où l’on suppose que son identité française a été vérifiée selon les procédures en vigueur, c’est à dire la lecture à bout portant des annuaires des PTT.
Malgré l’enquiquinant problème soulevé par la résistance populaire à cette rafle opération pourtant parfaitement légale, nous pouvons considérer cette intervention comme un succès. Nicolas Sarkozy aura réussi, à quelques jours de son départ de la Place Beauvau, à enfin éradiquer les dernières zones de non-droit qui subsistaient en France : les écoles. Bravo M. le ministre !
Mise à jour 23/03 : les contestataires ont été identifiés et enregistrés sur bande vidéo. Nous pourrons ce soir dormir tranquilles.