Des milliers d’hectares de friche seront dès ce printemps dévolus à la culture du cannabis, sous la responsabilités des douaniers français. Ce cannabis sera ensuite traité de manière à obtenir plusieurs tonnes de résine, qui seront brûlées dans un endroit tenu secret afin de ne pas mettre en danger l’intégrité cérébrale des populations.
Si la décision peut sembler étrange alors que le gouvernement vient de lancer une campagne globale de prévention, il s’agit en fait du seul moyen envisageable pour atteindre l’objectif énoncé aujourd’hui par Jean-François Copé de saisir 5 tonnes de plus que l’an dernier, sans pour autant mettre en danger l’équilibre précaire qui permet de garder le calme dans les cités et les caisses d’allocation chômage des intermittents du spectacle.
L’essentiel des semences sera fourni par les services de police et de gendarmerie, à qui incombera d’ici la fin du mois, période des semailles, la délicate tâche d’émietter l’herbe saisie lors de leurs contrôles pour en extraire les précieuses graines.
Pour le brigadier-chef Pierre Tosh, cette opération interarmes permettra en outre de resserrer les liens avec des services souvent perçus comme concurrents : "Ben oui, là les collègues ils vont au moins nous refiler les graines. D’habitude on n’a droit qu’aux mégots, alors dame ! ça change !"