Quelques heures après avoir réaffirmé, urbi et ortfi, l’importance du fait religieux en tant que facteur social et politique, le chef de l’Etat a joint avec sa facilité désarmante et coutumière le geste à la parole : il passera Noël en retraite auprès d’une communauté religieuse.

Dans un souci d’ouverture et de préparation aux épreuves de gymnastique des Jeux Olympiques de Pékin, le Président de la République a en effet décidé d’accorder la reconnaissance de l’Etat à l’une des sectes minoritaires qui, avec plus ou moins de bonheur, et surtout de bien-être pour le règne animal, fournissent un socle moral à ceux de nos compatriotes qui n’ont pas encore vu la lumière.
Une confusion entre les calendriers lunaire et grégorien a malheureusement empêché Nicolas Sarkozy d’aller célébrer l’Aïd-el-Kebir après avoir déclaré qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, et que Benoît XVI était son prophète. Il lui fallait donc trouver un autre socle sur lequel poser son second écrase-merde mocassin à gland.

C’est chose faite : c’est dans la cave de la Troisième Eglise Sataniste de l’Antéchrist Fisteur que M. Sarkozy, accompagné de sa compagne, la chanteuse Lorie, passera le réveillon de Noël.
Ce geste œcuménique s’inscrit pleinement dans la démarche pragmatique du Président de la République, et donne l’exemple à tous les Bravepatriotes en cette période de fêtes : fais-toi aimer de ton prochain. C’est encore plus facile quand il est torché au mauvais Vouvray.