Heureusement, avec le rapport Thélot, il semble bien qu’une page noire de notre histoire éducative puisse être tournée. Plus adaptée à notre monde, et pour tout dire, plus réaliste, l’école de l’avenir, que ce rapport projette, permettra aux enseignants de se rendre enfin utiles à la société et aux élèves. Fil directeur de la nouvelle éducation dégraissée : faire correspondre les enseignements et l’orientation des élèves aux besoins du marché et aux attentes de la bourse.
D’entrée de jeu, le rapport Thélot frappe par la limpidité de ses propositions et son bon sens commun, son chef d’œuvre restant tout de meme la liberté de choisir pour les élèves, à la sortie du CP, entre 3 filières :
filière bureau
filière usine / BTP
filière armée de terre
Cette adaptation de génie va enfin faire coïncider les attentes des entreprises bravepatriotes et les intérêts de l’Etat avec l’épanouissement de nos bambins qui déjà tout jeunes ne demandent qu’à faire comme les grands et qui, jusqu’à présent, vivaient dans la frustration de cet interdit soit disant éducatif. A l’issu d’un cursus scolaire accéléré et allégé de ses lourdeurs inutiles (dessin, musique, SVT, etc.), l’adolescent se verra ensuite offrir son premier emploi par une PME/PMI de tutelle avec à la clef un diplôme reconnu dans toute l’Europe de l’Est.
Grâce à ce système du « baccalauréat profilé » ainsi qu’à la création du « statut de l’écolier professionnel », statut tout à la fois généreux et éducatif, le rapport Thélot réussit le pari d’être novateur et adapté à la demande et aux attentes de tous : c’est en cela que réside le succès d’une grande Réforme !
En revanche, le rapport Thélot estime que « les entreprises et l’école devraient se rapprocher davantage pour favoriser la découverte des métiers dès le collège ». Le concept, plutôt bon dans l’intention, pêche tout de même dans la forme, l’on peut même dire qu’il s’agit d’une proposition pour le moins frileuse. En effet, pourquoi seulement dès le collège ? En poussant un peu plus loin la réflexion éducative, l’on peut établir que l’âge idéal pour l’immersion totale dans le fabuleux monde du travail et de l’apprentissage de la valeur travail tourne autour de 5 ans. En effet, des études menées en Chine et en Inde ont démontré l’intérêt économique de cette adaptation nécessaire à notre économie sous productive et coûteuse.
Autre mesure prônée par le rapport : rentabiliser l’enseignement. Ainsi comme c’est déjà le cas des enseignants en Latin et en Grec et autres matières polo-moldaves qui se sont recyclés en professeur d’espagnol ou de sport, les professeurs de sous culture américaine n’enseigneront désormais plus l’anglais mais le chinois commercial, langue de la croissance et du développement par excellence de nos activités économiques dans le monde asiatique, monde dont nous avons tant à apprendre encore, notamment en matière de gestion de prisons.
Ces quelques mesures et autres bonnes nouvelles devraient permettre sans trop de difficulté, en surfant sur une bonne grosse vague de cohésion sociale, a amener la Bravepatrie à se débarrasser de sa graisse de mammouth pour réaliser son objectif économique premier : devenir le 5ieme Dragon de l’Asie du Sud-Est.