Brave Patrie
Justice

Flash 13:26 : Bulletin de santé du Président : Nicolas Sarkozy a deux bras et deux jambes.

Retour à l’Etat de Droite : au placard le Juge inique.

S’il est une leçon qu’il faut retenir des instructions de Chirac, Balkany, Pasqua, Tibéri, d’Outreau et de Vittorio de Filippis, c’est que l’indépendance de la Justice à la mode du juge d’instruction était en pleine dérive. A l’instar d’un enfant trop gâté, livré à lui même et jamais grondé, le Juge d’instruction était trop libre. Comme souvent dans ce cas, l’Autorité, ou, au besoin, le Centre Éducatif Fermé, constitue la seule solution intelligente et adaptée à ces débordements en manque de taloches paternelles, de repères, de bornes et de fléchage.

Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! John Bigballs, mardi 13 janvier 2009

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Nicolas aux prises avec Mai 68.

Feu Mai 68 qu’il crève et son cortège nauséabond de leitmotiv narco permissifs qui ont fleuri à l’envi pour saluer l’avènement de la liberté totale ont érigé le Juge d’instruction en héros de l’indépendance de la Justice.
Il n’y a qu’à se rappeler le slogan de Charly « le rouge » de Montesquieu qui a marqué collectivement toute une génération de magistrats syndiqués : « Il y a, dans chaque État, trois sortes de pouvoir : la puissance législative, la puissance exécutrice des choses qui dépendent du choix des gens et la puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil. […] Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; […] il n’y a point encore de liberté, si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. » (slogan scandé lors des manifs sur le refrain de « Toto ! salaud ! le peuple aura ta peau ! ») pour saisir l’ampleur de ce qui résonne comme un bon coup d’bourre pif à la face de l’État de Droite.
Comment, dans de telles conditions, peut on maintenir un niveau satisfaisant de rétrocommissions ne serait-ce qu’un semblant d’Ordre et de Sécurité ?
La réponse est simple : on ne peut pas. Le juge rouge doit donc être supprimé.

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Nicolas présentant ses bons vœux à un juge d’instruction.

Probablement ému par l’idée d’associer son nom à une Réforme par la justesse des propos tenus lors de la rentrée solennelle de la Cour de cassation, Rachida Dati, cherche encore ses mots pour exprimer son soutien au projet présidentiel.
Muette d’exaltation, son soutien s’est fait dans la langue des signes. Un soutien verbal sans faille du Gouvernement à la pensée d’après-rasage matinal du président de l’Europe à toutefois été mis à la disposition des biens entendants par l’entremise des déclarations du Ministre du poker et de la relance de 10 ainsi que du Ministre des seconds porte-avions en allumettes et pinces à linge.
Bien évidemment, cette idée proposition loi ne fait pas l’unanimité. En effet, dès que l’on commence à évoquer la mise en bière de l’indépendance du Troisième Pouvoir ne serait ce qu’un micropoil de cul de Réformette judiciaire, ça hurle de partout, les magistrats déchirent leur robes et les greffières se jettent par terre. Aussi, pour éviter l’émeute, des termes succincts, taillés dans la fermeté et emballés dans une formule choc, ont permis à Bernard Accoyer de rassurer durablement la population :
« la réforme devra passer devant Patrick de Carolis le parlement ». Le débat est clos.

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Nicolas réformant l’État.

Le Peuple bravepatriote, principal concerné par cette justice d’exception qui bafoue ses libertés en multipliant les gardes à vue abusives, en farfouillant sur présomption, et en déférant à tour de bras, se demande, avec le bon sens qu’on lui connait et qui le caractérise, pourquoi se cantonner à un seul type de juge ?
Force est de constater que l’on perd un temps fou en procédures avec ces procès fleuves qui se prolongent d’année en année à grands coups d’instructions et d’appels injustifiés. Ému par la forêt primaire d’Amazonie affligée d’un gros trou disgracieux et ce, afin d’élever des montagnes de papiers rédigées dans un langage abscons, tout ça pour pour au final faire pfuiiit ou simplement disparaitre, le bon peuple fait des rêves humides de justice rapide et efficace. Notre Président est bien sur sensible à ce que demande le Peuple, mais déjà une nouvelle Réforme l’appelle vers d’autres rêves humides à satisfaire.

Réactions à Retour à l’Etat de Droite : au placard le Juge inique.

Les vrais Patriotes pratiquent la réaction dans la joie et la bonne humeur depuis 2002. Réagissez aussi !

Déjà 5 réactions.

  • « les magistrats déchirent leur robes et les greffières se jettent par terre. »

    Le contraire serait plus drôle !

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  • 19 janvier 00:48, par Odilon de Rome-Charette

    De judicio Dei

    Il s’agirait maintenant d’aller au bout de la réforme ! Nous voilà donc profitablement revenu à ce que les historiens du droit appellent la "procédure purgatoire", à laquelle on avait sottement renoncé dans le courant du XIIe siècle au profit de la "procédure inquisitoriale", il nous faut donc maintenant en revenir à sa quintessence procédurale, à savoir l’efficace ordalie !

    Bien entendu, et cela semble être dans l’esprit de la réforme de notre Leader, si la défense peut s’offrir un brave patriote d’en bas pour se faire par procuration l’expédient de la volonté divine, on ne lui refusera pas...

    Répondre

    • 19 janvier 01:03, par Alfred-Georges

      De judicio Dei

      David Douillet ferait d’ailleurs un excellent champion pour le Président Sarkozy, quoique je sois pas certain qu’il sache manier le goupillon.

      Répondre

      • 22 janvier 18:55, par Odilon de Rome-Charette

        De judicio Dei

        Mon cher Alfred-Georges,

        Le duel judiciaire est effectivement une ordalie labellisée par l’avant-garde moderne et progressiste de l’Union des Magistrats Pénalistes. Mais, toutefois, pour s’assurer une stricte conformité à l’esprit de la réforme et pour que le jugement divin ne soit pas entravé par les vils subterfuges qui tentent depuis Adam les mortels ; on devra s’assurer que le champion de la partie adverse à notre Omniprésident ait effectué un jeune macératoire d’au moins une bonne quinzaine et qu’il accuse un boitement certain sur l’un de ces membres antérieurs. Là, avec cette configuration, on en sera quitte pour que ce révèle pleinement l’évidence du desiderata divin.

        Si ce Goliath triomphe de David, la preuve indéniable que notre suzerain magistrat avait omis quelques AVE et PATER à l’issue de sa dernière confession sera faite.

        On ne lambine pas avec la Vérité et la Justice, bordel !

        Répondre

  • Le transfert des instructions judiciaires à un magistrat du Parquet permettra de relayer bien plus efficacement la politique pénale de Nicolas Sarkozy que ne le permettent les réquisitions des procureurs à l’heure actuelle !!

    Cette réforme est une simple question de bon sens : un vrai Bravepatriote doit pouvoir se fier à une justice conforme aux formidables impulsions positives et rénovatrices que le Président imprime au fondement de notre société... et non pas à l’indépendance ou la compétence du magistrat qui le juge.

    Nos avons besoins de relais, pas de cerveaux. Nous avons besoin de contrôle, pas d’impartialité.

    Nicolas Sarkozy fait ici d’une pierre QUATRE coups :

    1) il s’assure d’une courroie de transmission plus fluide, sans parasite, presque pavlovienne, entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire - le premier, courageux et réformateur, phagocytant ainsi le second, archaïque et syndiqué.

    2) il pose les jalons d’un futur code pénal rénové : un code plus conforme au sain déterminisme génético-social de Nicolas, et qui fera l’économie de principes juridiques trop datés comme la non rétroactivité des lois plus sévères, la légalité des infractions et des peines, le secret de l’instruction, le droit à l’oubli ou encore la présomption d’innocence, dont on sait bien ce qu’elle vaut).

    3) il va enfin débarrasser la France des affaires politico-financières qui empoisonnent la vie publique depuis la sinistre dictature mitterrandiste, en mettant ENFIN le hola aux curiosités malsaines du pôle financier et des "petits juges" qui ont l’impudence sans bornede s’imposer aux bénéficiaires du suffrage universel, et parfois l’audace de les coffrer.

    4) il réduit l’effectif effarant des magistrats en France à de plus juste proportions. Dans les tribunaux comme dans les hôpitaux ou à l’école, il faut dégraisser l’Etat et désengager le mammouth..

    Nous préconisons d’ailleurs des pistes supplémentaires : à l’instar de la sécurité publique, qui se privatise de plus en plus, la justice pourrait également être transférée à des entreprises privées sous contrat avec le gouvernement. Au moins pour les crimes et délits standards.

    Un juge ne peut être efficace que s’il est soumis à la politique pénale du gouvernement. Il sera encore plus efficace s’il est astreint aux exigences corsetées d’une culture de la performance et du résultat, qu’on ne rencontre guère que dans le secteur privé. Les exigences de rentabilité et de sélection naturelle devraient donc permettre, à terme, de transformer la vieille justice ringarde de papa en processus industriel hyper-compétitif et des objectifs annuels à atteindre.

    Ce système pourrait enfin mettre un terme aux confusions des genres, et éviter qu’un Monsieur Marchiani n’atterrisse derrière les barreaux, où n’est pas sa place, et permettre qu’un ultra-gauchiste qui pisse à côté des toilettes publiques soit incarcéré pour "terrorisme" pendant 20 ans minimum, après une détention provisoire de 6 mois.

    De grands conglomérats pourraient se constituer afin de prendre en charge la population d’essence criminelle depuis son interpellation jusqu’à son internement post-carcéral en hôpital psychiatrique, en passant par la garde-à-vue et l’audience de jugement.

    ça serait pas tout simplement génial ??

    Et puis, pourquoi ne pas mettre en place des lois permettant véritablement d’anticiper les crimes et délits d’individus que l’on sait pertinemment prédisposés à les commettre ?

    La Brave Patrie a besoin de sécurité. L’augmentation des effectifs de police ne suffit pas : combien de fois un délinquant a échappé à la prison sous prétexte qu’il n’avait commis qu’une légère incartade - alors que tout délit révèle la nature funeste de son agent ?

    Il nous faut véritablement remplacer cette justice pénale archaïque, d’un autre âge, qui sanctionne la faute, par une justice pénale qui punit la dangerosité.

    Là encore tout est cohérent, car le gouvernement, entouré d’experts, saura définir les comportements dangereux et déviants (pédophilie, terrorisme, immobilisme collectiviste, homosexualité, anarchisme anti-caténaires, immigration, musulmanie, gauchisme, dépression, drogue, paresse, mauvais esprit...).

    Réjouissons-nous : c’est bientôt la fin de l’engorgement des tribunaux !!

    L’Etat réalisera de surcroît de substantielles économies qui permettront de renforcer les effectifs de police dans les quartiers à fort patrimoine, et de construire davantage de prisons dans les quartiers à faible pouvoir d’achat. Prisons qui seront donc abondamment alimentées par le Parquet, en parfaite conformité avec la sensibilité politique et les objectifs chiffrés de nos dirigeants. CQFD.

    C’est pas de la grosse baballe, la nouvelle réforme de la justice ? Avec Nicolas Sarkozy, pour une justice durable, pour une justice rentable.

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