A la base de ce fait divers, nous avons deux à trois jeunes, c’est à dire une bande organisée, véritable bouillon d’hormones sexuelles ambulant, en déshérence, sans modèle familial crédible et donc à la recherche de repères pour leur identité.
Des jeunes qui, non contents de sécher leur cours pour faire capoter une formidable Réforme issue de millions d’heures de palabres inutiles épargnée avec les différents intervenants de l’Education Nationale et d’un consensus total entre le Cabinet du Premier Ministre et celui du Ministre de l’Education en liaison avec notre Président, menacent de transformer leur lycée en un bûcher gigantesque pour leur Proviseure en des termes très choquants et explicites : « Votre décision, madame le Proviseure va échauffer les esprits de tous l’Etablissement » « le lycée va brûler ».

Madame la Proviseure compte poursuivre la coopération École/Police

L’Administration du Lycée ne pouvait dès lors qu’agir, et là où, hélas, tant de proviseurs baissent les bras et ne sanctionnent qu’avec une, voire deux heures de retenue, quant il n’abandonnent pas tout simplement toute forme de sanction , nous avons ici une réaction éducative exemplaire et adaptée visant à faire découvrir l’univers de la garde à vue et du contact policier à nos charmantes petites têtes blondes.
Immédiatement, ce qui devrait être la norme passe aux yeux d’une certaine presse déjà réticente au viril, mais professionnel, contact policier pour un abus d’une iniquité incroyable et sans commune mesure avec les propos tenus par les lycéens, mais passons.
Car si cette sanction éducative est bien évidemment aussi adaptée qu’un slip en satin l’est pour contenir la pression exercée par un membre d’un commandos de montagne du contingent français en Afghanistan , il faut néanmoins souligner que c’est une goutte d’ordre et de justice dans l’océan de permissivité qui règne dans nos cours d’école.

Un élève, à l’heure du repas.

En effet, qu’en est-il de ces dizaines de milliers d’enfants qui jettent quotidiennement à la figure du corps enseignant, et ce sans aucune sanction, un "ch’te carotte", échappant ainsi à des poursuites pénales au chef de tentative d’agression sexuelle sur un représentant de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions ?
Qu’en est-il de ces nonchalants « c’est d’la bombe » dont ne sont jamais informés ni les préfets, ni les juges d’instruction de la section anti-terroriste du Palais de justice de Paris ?
Enfin et c’est le plus grave, car au delà de la parole, il y a le passage à l’acte, qu’en est-il de ces armées de jeunes qui brandissent des armes blanches de 6ème catégorie au dessus de leurs assiettes à l’heure du midi sous l’œil complaisant de surveillants syndiqués surnuméraires qui ne disent rien ?

Faire interagir l’école, le poste de police et le palais de justice n’est donc qu’un juste début ! Mais il ne faudrait pas oublier d’y associer la BAC, le GIGN, la prison, et si la nécessité éducative vient à côtoyer le sadisme administratif : la Légion. Oui ! La Légion !