Didier Kala est né au début des années 1970 dans le IX° arrondissement de Paris. Les pillages qui ont suivi l’élection d’un maire de gauche en 2001 ont malheureusement occasionné la perte de tous les registres, et il est impossible de retrouver la date exacte.
Il s’est réfugié dans le bouddhisme zen, variante shaolin soccer, lorsque sa famille a été déportée en Seine-Saint-Denis. Ce que certains croient parfois être un air hébété n’est en fait qu’une profonde introspection de son karma.
Convaincu par les idées de la droite en 1995, lors d’un mémorable passage à tabac, à la barre à mine, du voisin communiste de Maurice Panel le soir de l’élection de Jacques Chirac, Didier Kala a fini par rejoindre le IX° arrondissement.
Il entretient depuis d’excellentes relations avec Pierre Lellouche et Hervé Mariton, député-maire de Crest, dans la Drôme.
Seine-Saint-Denis style oblige, Didier Kala a appris beaucoup plus d’un disque de trois minutes que tout ce qu’il a pu apprendre à l’école.
L’affaire de la banderole déployée au Stade de France par un quarteron d’humoristes en préretraite n’en finit plus de faire des vagues. Le président de la République, le médiateur de la République, le Secrétaire Général de l’ONU, Dany Boon... tous sont formels : il est préférable de venir au match avec une bonne réserve de bananes que de se moquer de la diversité ethnique française.
Au lendemain d’élections municipales que certains ont voulu faire passer pour un désaveu de la politique de réformes du gouvernement, force est de constater que le raz-de-marée rose annoncé n’a pas eu lieu. Tout au plus a-t-on assisté à un léger refoulement de vieux lavabo dans quelques chef-lieux de cantons, qu’il est possible d’attribuer à la consanguinité endémique chez ces gens-là. Le parti présidentiel sort bel et bien victorieux de ce scrutin, grâce en particulier à Paris, fière cité dont les gardiens des traditions ont su résister aux coups de boutoir d’une gauche à paillettes dans les yeux. Paris a sauvé sa mémoire, Paris a sauvé la France, encore une fois les morts-vivants ont joué leur rôle.
Le dernier dérapage du Chef de l’Etat, révélé par le Parisien, risque d’entamer durablement l’image de leader serein qui l’a porté au pouvoir il y a moins d’un an. Premier témoin : sa cote de popularité s’érode sensiblement - il a maintenant 14 points de retard sur Michel Fourniret. Volonté de rupture assumée ? Carence en vitamines à la sortie de l’hiver ? Toujours est-il que le comportement du président met en danger la mise en œuvre du projet politique pour lequel il a été élu, et que même parmi les fidèles les dents grincent.
Sport // mercredi 13 février
En cette période de récession annoncée, rien ne fait plus plaisir que de voir affichée à la Une des journaux une success-story économique. C’est ce que viennent de nous offrir les organisateurs du Paris-Dakar, en annonçant que le plus grand rallye africain aurait lieu l’an prochain en Argentine. L’attribution d’un indice P-D de 1 à la longue république sud-américaine récompense trente années de réformes audacieuses, qui ont hissée celle-ci au niveau de l’état africain lambda.
Société // mercredi 26 décembre 2007
Voyages permanents en avion, visites incessantes aux victimes de France et de Navarre, installation d’un trampoline dans le Salon Doré... Plus que toute autre au monde, la fonction présidentielle bravepatriote forge des grands requins blancs. Si le chef de l’Etat s’arrête, il meurt. Dans ces circonstances, Nicolas Sarkozy n’y peut rien : son empreinte cabron fait passer Buck Rogers pour un écologiste convaincu. Consciente de la nécessité de préserver l’environnement, l’administration élyséenne a par conséquent décidé de compenser les émissions de CO2 du président de la République.