Après Spartacus, après les Gracques, c’est au tour d’un nouveau groupe avec un nom ultra prétentieux de soutenir le candidat centriste : les Golgoths.
C’est en effet sous ce pseudonyme collectif que d’anciennes femmes de ménage du siège du Parti Socialiste, rue de Solférino, ont décidé d’apporter leur soutien à François Bayrou plutôt qu’à Ségolène Royal. Comme à l’ordinaire, Le Monde croît connaître leurs identités, mais encore une fois les Bravepatriotes s’en battent l’œil et nous ne gâcherons pas d’espace immobilier virtuel à les nommer.

Principale raison du ralliement des techniciennes de surface au Tsunami du Béarn : les bonnes manières. « Monsieur François, il met ses patins », déclarent ainsi celles qui permettent aux Français de retrouver chaque matin un espace de travail propre et agréable. « Monsieur Lionel, par exemple, n’a jamais voulu les utiliser. Et que je me retire de la vie politique... et que j’y retourne... et que je me reretire... Tout ça, ça laisse des traces. Alors forcément, les Parisiens, ils ne pensent pas aux traces que ça laisse dans le couloir quand c’est mouillé. Monsieur François, il connaît la boue et ses dangers. L’identité française, c’est aussi ça : respecter le travail des autres et ne pas tout saloper quand on vient de faire le carrelage. »

Ce nouveau soutien d’un groupe qui jusque là avait été loyal au PS devrait à n’en pas douter permettre à l’Hokusai des Pyrénées de remonter dans les sondages. Un type qui insiste pour épousseter lui-même la vierge phosphorescente posée sur son bureau ne peut être totalement mauvais.