http://bravepatrie.com/breve629.html, mardi 5 août 2008
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« Alexandre Soljénitsyne, c’est mon copain. Je suis le seul en France à le connaître ». C’est par ces mots que le président de la République a salué la disparition de l’auteur d’Une journée d’Ivan Denissovitch.
Non qu’il l’ait lu. Nicolas Sarkozy ne lit pas, il n’a pas le temps. Il sait, c’est différent. Et cet homme de compassion a su reconnaître en Soljénitsyne un esprit frère.
Comme le président, l’écrivain a donné sa vie à la lutte contre le communisme et n’a eu de cesse de dénoncer les turpitudes d’un régime criminel : les conditions de détention inhumaines du goulag, l’exil forcé et la censure systématique de toute pensée dissidente.
Comme lui, il en a souffert dans sa chair et dans son âme, mais son brillant intellect en a réchappé intact.
Alexandre Soljénitsyne a tâté du camp de travail en Sibérie ? Nicolas Sarkozy a dû cirer des parquets pendant son service militaire, inlassablement, de 9h00 à 17h00, dans les steppes reculées du quinzième arrondissement.
Comme lui, enfin, il a discuté des mérites et surtout des défauts du système démocratique, qu’il ne faudrait pas forcément laisser entre toutes les mains. Ça dépend en fait des circonstances.
Au vu de ces affinités évidentes entre le grand homme et heu... Nicolas Sarkozy, il était donc normal que ce dernier réagisse à la disparition d’Alexandre Soljénitsyne avec la même vivacité qu’au décès d’un gniard dans une voiture surchauffée.
Les amateurs d’oraisons funèbres et de grand art attendent maintenant la mort de Jean-Marie Bigard en se frottant les mains.
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