Culture - Médias

Fernando Botero immortalise Jean-Pierre Raffarin

La Sagesse, la Justice et l’Humanismité

Didier Kala, samedi 27 septembre 2003 - 13:56 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Nouvelle preuve, si besoin était, du rayonnement international de notre Brave Patrie et des valeurs universelles prônées par son gouvernement, le monde des arts unanimement stupéfait a découvert hier la nouvelle œuvre du peintre et sculpteur colombien, dont le Président du Conseil est le modèle.

C’est lors d’un voyage d’étude sur les méthodes alternatives de la culture des feuillus mâchables à Medellin, financé par l’association des producteurs de salade - hin hin hin - du Haut-Poitou, que nous avons eu la chance d’assister à la présentation au public du dernier tableau en date de Fernando Botero.
Le maître colombien, spécialiste de la représentation des caractères humains à travers ses personnages boursouflés, s’est cette-fois-ci attelé à trois valeurs que nos lecteurs connaissent bien pour en bénéficier chaque jour : la Sagesse, la Justice, et l’Humanismité.

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La Sagesse, la Justice et l’Humanismité

A travers une œuvre résolument joyeuse, le peintre montre sur fond de tenture verte au liseré doré un homme de pouvoir qui porte à gauche, symbole de l’Humanismité.
Dans sa main droite, ferme, entamant une ligne directrice qui guide naturellement l’œil vers le visage, un rôle, métaphore évidente d’un décret, d’une loi, un symbole de Justice.
L’homme tient dans sa main gauche une canne - il ne s’agit plus d’un morbide jeuniste, mais d’un homme qui a de la vie une riche expérience d’où provient la Sagesse inhérente à son statut de notable.
Enfin, rencoigné dans le fond mais parfaitement visible : un lustre, représentation évidente des lumières civilisatrices face aux hordes ténébreuses du chaos.

Perdus dans la contemplation de ce chef d’œuvre, nous délectant des éclairs symbolistes du génie pur - génie que le maire de Paris avait su reconnaître en 1992 en invitant Fernando Botero à exposer sur les Champs-Elysées, génie si éloigné des postures barbares et décadentes d’un Andy Warhol, par exemple - il nous fallut plusieurs minutes avant de prendre du recul et de considérer l’œuvre dans son ensemble.
Quelle ne fût pas, alors, notre surprise en découvrant que le modèle de l’artiste était justement le chantre mondial des valeurs glorifiées par ce tableau, c’est à dire notre propre Président du Conseil ! Tout s’éclaira alors : le rôle, c’était l’agenda 2006 ! Le vert c’était l’espoir, et le liseré doré la croissance !

Emus aux larmes, nous avons alors demandé à Fernando Botero pourquoi il avait choisi Jean-Pierre Raffarin pour modèle - ou plutôt : Juan Pedro, comme il l’appelle affectueusement.

Conversation autour d’un bol de salade séchée et pilée menu :

"Cé qué y aime chez Juan Pedro, c’est sa rondeur, tou vois ? C’est oun peu la figoure del padre, ma il a aussi oun pétit côté féminine. Ca, il le cache, et moi yé trouve qu’il né douvrait pas, perqué cé côté cagole - disculpe, cagouille, cagouille - il lé rend très attachant, et même oun peu sexouel.
C’est pour ça qué sour la pintoure, il sourit. Normalement, sour mes pintoures, les gens ils sourient rarément, perqué la vie c’est oune tragédie qui tire en loungueur, no ? Mais là, Juan Pedro il sourit perqué il est comme qui dirait indestrouctible. C’est pour ça qué yé l’ai choisi pour réprésenter la Sagesse, la Youstice et l’Houmanismité, c’est perqué ces trois valeurs elles sont indestrouctibles aussi.
Tou vois, Juan Pedro il sé fait oun peu encouler par Chirac quand même, il faut pas sé voiler la face, si si. Mais il a beau sé faire encouler, c’est la France qui a mal au coul, pas loui. Loui il sourit toujours. Et ça, yé trouve, c’est beau, cette permanence - et là encore c’est oune cagouille, il a cette coquille indestrouctible qui lé protège.
Alors la cagouille, on peut loui marcher déssous, et là, d’accord, elle sé casse, et la coquille elle rentre dans lé mou, et après on né peut plous la manger. Ma Juan Pedro il est trop gros pour qu’on loui marche déssous. Pour ça, c’est mieux d’être oun être houmain, yé trouve, c’est plous difficile dé té marcher déssous. C’est aussi oun peu pour ça qu’il sourit, on né peut pas loui marcher déssous, et ça lé rend beau."

Un bien beau discours, pour un bien bel artiste !
La Sagesse, la Justice, et l’Humanismité sera bientôt exposé en France, sur les Champs-Elysées mais aussi sur l’Arc de Triomphe, sur la Tour Eiffel, dans le métro, dans les écoles primaires, sur les timbres, sur les paquets de Jacques Vabre et sur l’aire d’autoroute des Ruralies.
Démonstration imparable que l’Art peut s’offrir à la France d’en-bas pourvu que les intermittents du spectacle ne s’en mêlent pas !

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