Avant Us, c’était So, en 1986, lui-même précédé de quatre albums sans titre étalés entre 1977 et 1982.
Si So avait constitué une bonne nouvelle quant à l’apprentissage de l’écriture par Peter Gabriel, Us nous avait laissés sceptiques et Up, disons-le, nous inquiète. Le titre des "œuvres" du Britannique gauchiste nous semble plus tenir au mélange de cubes éducatifs qu’à une réflexion poussée.
Certes, on arguera que le salmigondis musical qu’il nous sert n’est pas, lui non, plus, révélateur d’une réflexion particulièrement développée, mais nous étions en droit d’attendre mieux de celui qui avait précédé l’immense Phil Collins au sein du groupe Genesis (il est vrai que c’est ce dernier qui a su nous faire danser, et certainement pas les couinements geignards d’un Peter Gabriel drogué et crypto-communiste.)
La musique de Peter Gabriel, justement : il est louable de tenter de métisser les musiques du monde, nous ne dirons pas le contraire - mais mon Dieu, il faut s’appliquer ! Pour un succès comme la Lambada, combien devrons nous supporter de soit-disant artistes, beuglant en une langue qu’eux comme nous ne comprenons pas, en suivant des harmonies déplaisantes à l’oreille occidentale ? C’est manquer de respect non seulement à la riche tradition musicale européenne, mais aussi à ce que de sympathiques peuples luttant pour sortir de l’obscurantisme considèrent comme un art.
Peter Gabriel démontre bien là l’hypocrisie d’une gauche caviar qui sous prétexte de clamer leur amitié pour des folklores émergents ne font que les trahir, et les empêchent en définitive d’accomplir sereinement leur long chemin vers la lumière de la civilisation.