Bientôt 65 ans que la culture française se cherchait un digne héritier au grand Josef Pujol, parvenu à un tel degré de maîtrise de son anatomie méridionale qu’il pouvait jouer Au clair de la lune à la demande.

Dans une interview accordée au Matin [1], Florent Pagny revient sans complexe sur son récent brisage de tabou. L’artiste avait affirmé qu’il préférait entendre ses enfants parler l’anglais - langue dont il ne comprend pas un traitre mot - que le rebeu, raison pour laquelle il les avait scolarisés à Miami, ville célèbre pour ses alligators, ses vieux, ses gangs de latinos et son tueur en série Dexter.
Florent Pagny de confirmer ses propos tout en insistant sur le caractère « animal » de sa personnalité : « Moi, Monsieur, je ne chante pas avec mon cerveau ».

Il confirme par là-même ce que le public subodorait : Florent Pagny chante avec son cul. Plus encore, il sait aussi parler, ce pourquoi ça ne sent pas très bon quand il s’exprime. Pour des raisons de sécurité, ses prochains concerts auront lieu à ciel ouvert.
Florent Pagny récuse cependant toute accusation de racisme : « Quand on me connait, on ne peut pas imaginer que je puisse aller jusqu’au racisme ». D’ailleurs, quand on ne le connait pas non plus : pour être raciste il faut au moins être capable d’un raisonnement déductif de type cause à effet, ce qui ne semble pas être le cas de notre chanteur. Il n’aura même pas trouvé tout seul le titre de son nouvel album, Tout et son contraire, dont il ne comprend ni le sens, ni la portée franchement comique et pour cause, il s’agit d’une manière polie de dire que c’est le roi des cons.

La culture française se porte donc à merveille, bien loin du politiquement correct. Tiens bon, Florent, on est tous derrière toi.
Euh, non, à côté.