Toujours aucune nouvelle des 2 millions de Français portés disparus depuis ce matin, en dépit des recherches.

8h00, le standard téléphonique du ministère de l’intérieur est pris d’assaut. Au milieu de cette cacophonie de Marseillaises, les voix inquiètes de milliers de patrons : « Le rectificateur de soupapes est inoccupé. J’ai peur », « J’ai essayé son domicile, son ex-femme, son médecin, son profil Facebook, mais rien ! », « Gros enculé ! ». Puis, le chiffre tombe : près de 2 millions de Français ne se sont pas rendus sur leur lieu de travail ce matin, sans la moindre explication.

La disparition est considérée comme « préoccupante » par les forces de l’ordre qui ont immédiatement lancé les recherches dans la capitale et les principales agglomérations de province. L’alerte enlèvement a été déclenchée. Les battues ont permis de localiser quelques petits groupes sporadiques errant dans les rues inutilement mais le compte est loin d’y être. Selon la police, ils ne seraient que quelques centaines, beaucoup moins qu’attendu à en croire les déclarations alarmantes de certains témoins jugés cependant « de très très faible moralité, voire carrément nulle ».

Au ministère du travail, on ne dissimule pas son inquiétude. Eric Woerth, franc et honnête comme à son habitude, n’a pas caché n’avoir aucune idée de ce qu’il est advenu de ces 2 millions de Français : « Je ne sais pas. Je ne sais rien. Je ne les ai jamais vu. Je ne connais personne ».

Les enquêteurs exploitent pour le moment la piste de la disparition volontaire. S’agissant pour la plupart de milliardaires bien-pensants, il n’est pas impossible qu’ils aient fugué en Suisse pour échapper à l’administration fiscale.