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Grippe A : on va tous crever

Alfred-Georges, vendredi 31 juillet 2009 - 08:50 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Tout est calme dans notre Brave Patrie. Les enfants jouent sur la plage sous l’œil bienveillant des parents. Rien ne saurait perturber la douce quiétude estivale de ces masses de vacanciers écrasées par un soleil de plomb et plus préoccupées par la chaude-pisse que par une vague menace hivernale très lointaine. Sauf que dans l’ombre il est là, il guette, il attend son heure, pas plus gros qu’une couille de morpion : le virus de la grippe A.

L’ampleur de la pandémie promet d’être catastrophique. Le ministère de la santé et l’institut de veille sanitaire tablent sur un chiffre de 20 millions de contaminés, soit à peu près le tiers de la population. A l’échelle planétaire, l’OMS a jeté l’éponge : « l’épidémie ne peut plus être enrayée, vous entendez ?!? », selon un récent communiqué. L’organisation internationale, qui a du se séparer de ses intérimaires pour cause de restructuration, a renoncé à compter les morts. « Non mais en fait tout va bien, on contrôle complètement la situation, mais par contre on sait pas du tout combien y’a de malades, hein », assure t-on. On est donc très clairement dans une perspective réjouissante.

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Modélisation en 3D de la molécule du vaccin contre la grippe A

Les vecteurs de contamination sont multiples et les préservatifs n’y font strictement rien, comme d’habitude. Ce peut être cet homme qui s’apprête à vous tousser dans la gueule dans les transports en commun, ce peut être la main moite et visqueuse de votre collègue de travail, ce peut être la monnaie qu’on vous a rendu chez l’épicier arabe. Tout est susceptible de véhiculer le virus, en particulier le contact avec les autres êtres humains, qu’il convient donc de limiter au strict nécessaire : honorer son épouse dans le lit conjugal. Les enfants étant les premiers porteurs de la maladie, surtout dans les colonies de vacances, où les animateurs organisent des cours d’éducation sexuelle collectifs, il est préférable de s’en séparer.

Les symptômes apparaissent rapidement après le premier contact avec le germe. Toux, fatigue, fièvre, prurit, inflammation, nécrose, aliénation, pourrissement, infertilité, malédiction. Il est vrai que dans la plupart des cas, l’infection reste une grippounette de rien du tout mais on compte déjà quelques cas mortels. Il n’est pas exclu que le virus mute à l’arrivée de l’automne, et devienne fatal dans 100% des cas.

Heureusement, un laboratoire de niveau P4, fleuron de la recherche Nationale en épidémiologie que nous envient nos amis outre-atlantique, travaille à la mise au point d’un traitement radical contre la grippe A en plein centre de Lyon et à portée de postillon d’une rue passante. « Oui, c’est vrai, c’est qu’une grippe, mais nous on veut créer des souches résistantes parce que c’est amusant ». Discours rassurant : au moins une partie de l’argent de la recherche publique est utilement dépensée. Et voilà qui étaye la thèse du décès probable d’un bon tiers de la population Française, pour un peu qu’un stagiaire-laborantin oublie de se laver les mains après avoir manipulé son vomi.

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Les chercheurs inoculent H1N1 à Valérie Pécresse

Roselyne Bachelot a commandé près de 100 millions de doses de vaccin contre la grippe A, juste assez pour tous les Français, et le cas échéant pour les 35 millions de singes qui vont repeupler le territoire National. Le ministère est donc prêt à faire face, enfin pas tout à fait mais il y travaille. Il se pourrait bien que la livraison des vaccins prenne un léger retard à cause de la Poste, qui n’est pas assez compétitive. Mais tout va bien parce que d’ici là, l’épidémie sera circonscrite à l’Angeterre avec 100.000 nouveaux cas par jour à la fin août, juste avant de prendre le tunnel sous la manche, que nous aurions été bien inspirés de boucher.

Les termes du cataclysme mondial à venir ainsi posés, il ne faut toutefois pas céder à une panique contre-productive. La formation de foules, et tout particulièrement de foules de manifestants, est un facteur de propagation de l’épidémie. En revanche, vous pouvez céder à une panique productive en vous laissant aller à l’instinct naturel de conservation, et en dénonçant tout ce qui provient de l’extérieur. Et puis ajoutons enfin qu’une pandémie c’est un peu comme une guerre mondiale : ça va relancer le secteur pharmaceutique et créer des milliers d’emplois.

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Réactions à Grippe A : on va tous crever

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Déjà 18 réactions.

  • ils vont tous crever

    Répondre

  • 3 septembre 2009 17:02, par lahaye

    Grippe A : on va tous crever

    va te cacher tu serre a rien creve salope !!!

    Répondre

  • 1er septembre 2009 18:38, par crevz

    Grippe A : on va tous crever

    Je ne vois pas pourquoi on fait tout un plat de cette foutue grippe A. Il y a pourtant des recommandations de base que tout le monde connaît en cas d’épidémie.Toute cette parano n’est donc encore qu’un prétexte pour empêcher les journalistes de faire du journalisme. Permettez moi donc de vous rappeler ces quelques principes de base à suivre en cas d’épidéme.

    1) Interdiction formelle d’éternuer dans le coude (ou alors avoir la décence de porter un pull à manches longues)

    2) Ne pas se saluer en se faisant la bise ou en se serrant la pince (le salut japonais est donc vivement recommandé)

    3) Ne pas oublier de se laver les mains (mais je pense que nos chers journalistes feront le sujet d’un 20h sur TF1 en nous expliquant comment se laver les mains dans les règles de l’art alors ne vous inquiétez surtout pas si vous ne savez pas comment faire)

    Voilà, sinon on peut aussi ne pas sortir de chez soi et tuer les enfants, les vieux et les SDF souvent reponsables de la transmission rapide d’épidémies

    Répondre

  • 14 août 2009 10:57, par Fanette COUTURIER

    Grippe A : on va tous crever

    Si il y a bien un truc dont je me moque, c’est de mourir de la grippe A, d’un accident de la route ou de quoi que ce soit d’autre de plus ou moins rigolo.

    Répondre

  • 11 août 2009 23:11, par un patriote anonyme

    Un complot des animaux... après les oiseaux, les cochons

    Tout ça c’est un complot des animaux, tout le monde le sait !

    Tenez : dans la réserve naturelle de Coussouls de Crau, les animaux se livrent au siphonnage, au trafic, à la revente de pétrole volé. Les animaux percent le pipeline pour voler le précieux liquide qui nourrit notre brave patrie ! Et les animaux revendent ce pétrole aux écologistes... vous vous rendez compte, les animaux revendent ce pétrole aux écologistes ! Ce trafic est intolérable, et personne ne fait rien... c’est quand même incroyable ça. Et en plus les écolos utilisent ce pétrole pour l’étendre sur les plages... de notre brave patrie !

    En taule les écolos ! En taule les animaux ! Notre brave patrie ne doit pas tolérer l’intolérable !

    Répondre

    • 12 août 2009 19:08, par Miguel Enfoiros

      Un complot des animaux... après les oiseaux, les cochons

      En taule ??

      On ne va pas être plus écologistes que les écolos !!

      Au labo les animaux ! Au moins ces tas de merde puants serviront aux avancées scientifiques de l’industrie cosmétique, et on pourra même filer les restes aux amis de Don Quichotte !

      Répondre

  • 3 août 2009 00:49, par Exodus

    Grippe A : on va tous crever

    Bigre pas plus gros qu’une couille de Morpion !!!

    les boules !

    Voir en ligne : Metalkids.fr

    Répondre

  • 31 juillet 2009 19:01, par Miguel Enfoiros

    Grippe A : on va tous crever

    Cher Alfred-Georges, vous omettez un point dans votre exposé.

    Vous n’êtes pas sans savoir le marasme mondial dans lequel est plongée notre belle économie Bravepatriote, et les difficultés sociales qui en résultent (au point que certains, révélant la filiation directe entre gauchisme et islamisme, menacent de faire sauter l’usine qui les employait si les plans sociaux ne sont pas assez gras - voilà bien ce qu’on appelle des profiteurs de crise, mais je m’égare).

    Les efforts de Patrick Devedjian, rappelons-le ministré aux fins de torpiller la crise et de la renvoyer chez elle en charter, ne semblent pas rassurer tout le monde. Et force est de constater que, malgré le regard assuré et la démarche convaincante de Nicolas Sarkozy, même au sortir de l’hôpital où un malaise gauchiste l’a précipité le week-end dernier, certains indicateurs s’obstinent encore à demeurer vermillon, voire incarnat.

    Les cons. Au passage, j’en profite pour conseiller à Madame Lagarde et Monsieur Woerth de changer leurs "indicateurs" pour des cadrans labellisés Opinion Way, ça a quand même plus de gueule, et c’est garanti sur facture. Bref, je digresse.

    Vous vous souvenez de la remarque pleine de bon sens de nos aïeux ? Rien de tel qu’une bonne guerre pour relancer l’économie, la production et la consommation. ça booste même la natalité, après coup !

    Alors je sais. Sous nos latitudes droit-de-l’hommistes et larmoyantes, la guerre a mauvaise presse (même lorsqu’on la porte uniquement en territoire basané, loin, très loin au sud, ou encore à l’est, enfin loin quoi). Il se trouve toujours de belles âmes pour venir manifester dans la rue, pleurer devant la télévision ou s’enchaîner aux grilles des ambassades, par exemple. Les trotskystes d’Amnesty International ouvrent leur gueule, RSF et MSF justifient leurs subventions, etc... Bref, le très classique cortège de bons sentiments et de rêveries beatnicks qui accompagnent cette vieille liberté d’expression.

    Bref, la guerre, pas beau, caca. Du moins, en 2009, dans la tête du consommateur d’Ipod lambda.

    Et pourtant, une conflagration sinon mondiale, au moins régionale, n’aurait que des vertus. Elle radicaliserait les divisions binaires que les tenants du choc des civilisations se plaisent à exacerber. Elle permettrait donc déjà de faire le ménage chez nous, et surtout chez eux (quels qu’ils soient). Et puis ça relancerait l’appareil économique, c’est évident. L’Histoire plaide pour une telle solution.

    Alors pour éviter les pétitions des pacifistes, songez qu’une vraie pandémie, bien létale, bien volatile, bien dégueulasse, c’est un autre moyen d’atteindre notre objectif !!

    Imaginez les grands projets à lancer après un fléeau de plusieurs dizaines de millions de morts en France ! Imaginez le redressement national auquel il faudrait procéder ! Imaginez les législations sur le temps de travail ou les congés payés voler en éclat, sous l’absolue nécessité de redémarrer notre moteur économique !! Imaginez les pouvoirs d’exception que pourraient s’arroger nos brillants dirigeants ! Imaginez alors la vitesse des réformes !

    Et puis, songez qu’ici comme partout sur le globe, c’est avant tout les populations pauvres, donc prolétaires, donc marxistes, qui seront les plus exposées, et naturellement, qui seront aussi les moins bien soignées. Le tamiflu parimé ne sera pas perdu pour tout le monde ! La pandémie, voilà un moyen parfait pour éteindre la contestation sociale et supprimer les parasites ivres d’assistanat et d’allocations familiales qui vivent aux crochets des contribuables qui-s’lèvent-tôt-maam-Chabot.

    Réfléchissons, Alfred-Georges :

    1) suppression massive de grands pans de populations pauvres à l’international = éradication des contestations terroristes et altermondialistes, champ libre pour une nouvelle colonisation, économique en tous cas.

    2) suppression quasi-intégrale de l’électorat bolchévique national. Leurs dirigeants, qui auront survécu parce que riches, pourront être maintenus en observation indéfinie dans quelque laboratoire secret, qui s’en souciera au moment d’enterrer les deux petits derniers ou mamie Moustache ?

    3) suppression presqu’aussi massive des populations prolétaires et mal habillées de banlieue parisienne = satisfaction pleine et entière d’Alain Finkielkraut et Eric Zemmour + confortables économies de prestations sociales + décimage de l’électorat socialo-communiste (ou ce qu’il en reste) + relativisation immédiate des impératifs écologiques, puisqu’il faudra avant tout reconstruire.

    Je n’y vois qu’avantages. Au fond.

    Bon, il y aura bien quelques troubles sociaux et urbains quand on constatera que les pouvoirs publics laissent pisser (le sang et les glaires), mais comme sait parfaitement le faire notre Président, il suffira d’expliquer qu’on ne peut rien devant une telle contagion, et qu’au lieu de polémiquer, il vaut mieux accélérer encore le train des réformes. Parce qu’il n’y a pas d’autre solution, comme nous le savons tous.

    Devant cette menace grippale, je me prends à songer à des lendemains qui chantent...

    Répondre

  • 31 juillet 2009 11:30, par Boris Horteflamme

    Grippe A : on va tous crever

    J’ai entendu mon voisin Malien tousser deux fois ce matin et sa femme a posé ses mains sur la rembarde métallique de l’escalier en rentrant des courses. Existe-t-il un numéro de téléphone pour les dénoncer ? Si les autorités ne font rien rapidement, c’est tout l’immeuble qui va y passer !

    Répondre

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