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Renouveau du dialogue social : deux morts

Alfred-Georges, jeudi 16 juillet 2009 - 10:23 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Nicolas Sarkozy l’avait promis, il l’a fait : le dialogue social a été complètement renouvelé et c’est très rafraichissant. Patronat et syndicats ont radicalement évolué dans leur perception des relations sociales et optent enfin pour la simplicité et la franchise. On s’oriente clairement vers un affrontement armé. Il était temps, parce qu’on commençait à se faire chier. Il est vrai que Nicolas Sarkozy arbitre toutes les décisions par anticipation : les dialogues stériles qui finalement ne mènent à rien ne vont donc pas franchement dans le sens du progrès.

Dans le coin droit, les salariés. Ils sont assoiffés de haine et de destruction sous l’influence de la propagande syndicaliste MAIS minoritaire. Ils en veulent. Manifestations intempestives dans les réunions de CE alors qu’on tranche la question essentielle de la réduction du budget pastis, piquets de grève à la chipolata, distribution de tracts visuellement insupportables : les salariés ne reculent devant aucune vilénie pour satisfaire à leur ignoble objectif qui est d’empêcher ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner plus.

Avides de pouvoir, formés au close-combat lors de stages commando crypto-marxistes, les salariés ont délibérément sombré dans la violence physique : ils ont séquestré des milliers d’employeurs, et les ont forcé à participer à des orgies de collectivisation, des mises en scène morbides de négociations sous la menace d’un gode-ceinture. De quoi on peut conclure que s’ils en prennent plein la gueule, c’est parce qu’ils l’ont bien cherché.

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Le patronat, allégorie.

Dans le coin gauche, le patronat. Le patronat c’est une main tendue, une oreille attentive, une figure paternelle et protectrice des intérêts du plus faible. Le patronat c’est près de deux siècles de lutte pour la modernité sociale. Pas toujours avec succès, il faut le dire : réduction du temps de travail, cinquième semaine de congés payés, diminution de l’age de la retraite, assurance chômage, autant d’écueils qu’il n’aura pas su éviter, donc autant d’échecs à mettre à son passif. Mais faisant fi des erreurs du passé et reluquant vers un horizon scintillant de bleu, de blanc et de rouge, le patronat avance et impose petit à petit ce que l’histoire n’aura pas réussi à enfanter jusqu’alors : un monde sans entraves.

Récit d’une première journée d’affrontements virils.

13h28 - Premier acte, des salariés mécontents de Nortel font savoir leur vive désapprobation en minant une usine au C4. Des commandos armés investissent la cafétéria, dévalisent le distributeur, violent la secrétaire et font caca sur le bureau de Monsieur le Directeur. Ils revendiquent des sous, des sous, des sous, pour changer, ces gens là n’étant animés que par l’appât du gain, à défaut de l’être par un esprit de sacrifice au profit de l’économie Nationale.

14h12 - Christian Estrosi, qui prend un bain de siège en pensant qu’un petit secrétariat d’Etat c’est pépère, apprend la nouvelle et courre à la rescousse du parc industriel Français. Héroïquement, il dénoue cette situation merdique. Les salariés se rendent sans résistance mais nient catégoriquement leurs agissements : « Nous ne sommes pas des terroristes » prétendent-ils. Ben alors qu’est ce que vous êtes, hein, connard ?

15h37 - Le patronat, très remonté, n’entend pas en rester là. La direction de Total, en guise de représailles, fait sauter des installations pétrochimiques dans la Moselle et liquide deux otages. Judicieuse méthode pour supprimer quelques postes qui entravaient la progression du ratio de productivité et brillante adaptation de la politique de la terre brulée aux impératifs économiques du temps. Voilà un vapocraqueur qui ne tombera pas dans les mains de l’ennemi bolchévique.

15h49 - Christian Estrosi compte les points. A peine remis de son exploit face aux human bombs de Châteaufort, il remet le couvert et file en Moselle pour adresser son soutien à l’encadrement, qui va devoir prochainement expliciter au personnel que travailler jusqu’à 67 ans minimise considérablement les risques d’accidents de travail et de mort conne.

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Les nouveaux outils de la négociation collective.

16h13 - Enfin, dernier épisode, les salariés de JLG ripostent bassement en posant de la dynamite un peu partout sur le site de Faullet. Encore faut-il signaler que ces mêmes individus peu recommandables avaient, dans les heures précédentes, bloqué la circulation des TGV sur la ligne Agen-Bordeaux, ce qui est révélateur de connexions notoires avec l’ultra-gauche. Les terro-salariés réclament un parachute doré de 30.000 euros, un break Logan et un 747 avec le plein. Ce qu’ils ne savent pas c’est que moralisation du capitalisme oblige, de telles indemnités de départ seraient indécentes.

17h23 – Christian Estrosi ne sait plus où il habite et rentre à Paris pour poser sa démission.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nul ne sait encore à l’avantage de qui va tourner la situation, à part à l’avantage de l’Elysée, bien entendu. Selon une source proche du dossier, le nouveau ministre du travail, Xavier Darcos, devrait s’en mêler sous peu, ce qui n’en doutons pas devrait rendre enfin possible l’utilisation du canon de .88.

A suivre dans les colonnes de Brave Patrie.

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Réactions à Renouveau du dialogue social : deux morts

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Déjà 8 réactions.

  • Cher Guy-Georges Devos, merci pour ce billet plein de bon sens et d’humanisme !

    Mais relisez votre texte plus consciencieusement ; vous avez laissé passer un pêt, miasme de pléonasme.

    "Manifestations intempestives"

    j’ten foutrais, moi, des manifs !

    de toute façon, des manifs, y en aura bientôt plus, et c’est très bien comme ça !

    et merde !

    Répondre

  • 16 juillet 2009 14:27, par le bateleur

    Renouveau du dialogue social : deux morts

    Nicolas Sarkozy est un joueur de contre en situation de paix il est incapable de faire la moindre proposition (pour cela il faudrait davantage aimer ... la vie elle-même) Se nourrissant du mouvement des autres et de celui généré par les accidents de la vie, il est très favorable (consciemment ou non) à tout ce qui génère du désastre et de la catastrophe, il y prospère. La crise c’est lui en partie en France, la sortie de lui, ce sera lui, si les français ne s’aperçoivent pas que, comme il le disait si bien lui même dans une interview prémonitoire (CF. Loïc Le Meur) "j’aime faire !"

    Voir en ligne : J’aime faire

    Répondre

    • 19 juillet 2009 22:48, par Bernard Bracam

      Renouveau du dialogue social : deux morts

      Bateleur de mes deux (rames, ouais, tu rames), j’aimerais t’y voir, à la place de Sarko. Quoique non, je n’aimerais pas. Ah c’est facile de critiquer le roi, qu’il soit nu ou paré de sa Rolex. S’il est une chose qui m’échappe définitivement, c’est ce qui pousse ces individus à réclamer le pouvoir (dans la mesure où ils ne sont pas assuré de le posséder tout entier, seule garantie de plaisir absolu et de possible réussite personnelle). En attendant, que vaut l’ironie, face à la situation du jour ? Bracam

      Répondre

  • 16 juillet 2009 14:02, par monsieur raoul

    Renouveau du dialogue social : deux morts

    euh ... les vrais patriotes achétent des actions butagaz pimagaz ...

    Répondre

  • 16 juillet 2009 12:56, par un patriote anonyme

    Renouveau du dialogue social : deux morts

    J’ai eu Bernard Pons au téléphone y a pas 10 minutes, il propose l’usage de la bombe au phosphore.

    Répondre

    • 16 juillet 2009 15:05, par un patriote anonyme

      Renouveau du dialogue social : deux morts

      J’ai eu Adolf Hitler au Téléphone, en direct de la Nouvelle Souabe.

      Il estime qu’un usage raisonnable de la Bombe Thermonucléaire peut dénouer avec délicatesse des situations de stress social un peu trop poussé.

      Il a ajouté : "de toute façon, on m’aurait laisser finir mon petit boulot avec les judéo-bolchéviques, on aurait eu moins de problèmes... Et puis mes pôtes de l’Axe, eux, ben, ils auraient résolus le problème Chinois avec la méthode Nankin (TM)"

      Répondre

      • 16 juillet 2009 22:50, par 13

        Renouveau du dialogue social : deux morts

        j’ai eu frederic lefebvre au téléphone, il trouve les deux propositions ci- avant un peu trop laxistes.

        Répondre

        • J’ai eu Besancenot au téléphone, il menace de s’allier à Mélanchon si le patronat refuse de négocier avec les terroristes.

          Et Benoît Hamon m’a annoncé qu’il ouvrirait un nouveau club de réflexion ; "Réflexions de gauche" si, là encore, le patronat se refusait à toute négociation.

          Pitié !

          Répondre

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