"20 ans de pseudo-assistanat socialiste, d’hypocrites soupes populaires et actions démagogiques du genre Restaurants du Coeur, et que constate-t-on ? Que la France d’en bas a perdu le contact avec les plats qui font la réputation de la France, comme le tournedos Rossini, le confit de bitouilles aux truffes, ou la cagouille sauce diable. Quel genre de valeurs croit-on instiller dans une société qui ne connait pas ces chefs-d’oeuvres ? Comment peux-t-on penser avoir éduqué les gens par la culture, au fil de manifestations incompréhensibles et crypto-socialistes chères à Jack Lang, en laissant de côté ces plaisirs simples comme un lit de Beluga sur une pomme de terre en robe des champs, arrosé d’un discret Tokay ?".

Le discours inaugural de la comtesse de Fraizuges ne laisse en effet aucune place à l’équivoque : par son nivellement par le bas, par son mépris roturier des petites choses qui font de la vie de tous les jours un festival de sensations, la gauche a créé une véritable fracture sociale, qu’a su anticiper, précurseur, Jacques Chirac.

C’est cette fracture que compte réduire la comtesse, en invitant des indigents à découvrir ces plats. "Il est choquant de réaliser que la gauche a pu solliciter la bonne volonté de tous pour finalement servir aux pauvres des plats vulgaires.", assène la comtesse. Ce ne sont pas moins de deux personnes qui ont ainsi pu découvrir les richesses gastronomique de notre beau pays.

Une soupe populaire gauchiste
"Il est choquant de réaliser que la gauche a pu solliciter la bonne volonté de tous pour finalement servir aux pauvres des plats vulgaires."

Nous avons demandé son avis à Maurice, indigent de 57 ans : "C’est pas ça qu’on bouffait dans les Restos du Coeur, c’est ben meilleur mais faut dire que ça donne un brin envie de gerber... Je peux ravoir du rouge ?" (N.D.T. : Tout cela est bien mieux que ce que nous servaient les Restaurants du Coeur, j’en ressens déjà les effets dans mon organisme, pouvez-vous me resservir de cet excellent Gevrey-Chambertin 1988 ?).

Le salon d’aumône de la comtesse
C’est ici que la comtesse accueille les indigents et leur propose un véritable tour de France gastronomique.

Voilà qui fait chaud au coeur, voilà qui renvoie en pleine face à la gauche ses pathétiques tentatives d’assistance. "Personne ne fait mieux l’aumône qu’une bonne chrétienne", remarque la comtesse, tandis que ses laquais raccompagnent nos deux amis, tous raggaillardis et du coup quelque peu chahuteurs. "Certes, je ne peux pas nourrir tous les pauvres de France et de Navarre, je serais rapidement à coup de truffes !", ajoute-t-elle, mutine, "mais il suffit de bien choisir ses pauvres". Son secret ? "Les chrétiens d’abord !".

Gageons que cette initiative, toute simple et à la portée de tout le monde, créera de nouvelles vocations dans notre aristocratie mais aussi parmi les bourgeois de notre beau pays.