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Notre Brave Patrie a perdu un de ses héros. Le front est dégarni à l’est.
Massu est mort.
C’est la plume en berne et habillés de toutes nos décorations que nous retraçons le parcours de cet homme d’exception.
70 ans à servir la France : aveuglément, passionément.
Massu, la France ; la France : Massu.
Il n’y avait guère que sa femme qui connaissait son prénom, pour tous c’était Massu, Chef ou mon Général.
A 94 ans, Massu entre dans la légende. Enfin. Il rejoint Vercingétorix, Du Guesclin, Murat.
Regarder cet homme dans les yeux c’était contempler ce que notre Brave Patrie a de meilleur : le courage. La fierté. L’honneur.
Massu se distingue très tôt dans la coloniale. Cependant, c’est la seconde guerre mondiale qui donnera naissance à cet Arès des temps modernes.
De sa première entrevue avec le Général de Gaulle en juillet 40, on retiendra ces mots "Qu’est ce qu’il est grand !".
Il intègre la division Leclerc. (Pour notre jeune public, Leclerc n’est pas uniquement le nom d’un supermarché ou d’un char, fleuron de l’armée française, capable de faire des demi-tours au frein à main, mais bien celui d’un Général qui a libéré la France du joug allemand.)
C’est avec la 2ème DB et un seul bidon d’essence que Massu libère les Vosges. Peu après c’est l’Indo, les Viets, souvenir ému des bordels de Saigon, souvenir meurtri d’Eliane, la dernière position de Dien Bien Phu.
Le fidèle entre les fidèles, compagnon des coups durs, le général Bigeard déclare : "Massu c’est une peau de vache, mais si c’est lui qui détermine l’itinéraire j’irai à Berlin ou à Moscou".
Ensuite ce sont les opérations de maintien de l’ordre en Algérie. Avec le 10ème RP, durant quelques semaine la criminalité est ramenée à 0%.
Formidable pionnier, c’est lui qui a amené l’électricité jusque dans la Casbah d’Alger.
Puis, prévoyant et visionnaire, le vieux grognard prend position à l’est, chez l’ennemi de toujours ; le regard acéré, il est prêt a bondir au moindre tressaillement des fourbes Prussiens.
En 68 le général de Gaulle rejoint Massu a Baden Baden. Ce dernier lui assure le soutien de l’armée, mieux, il affirme au Général : "Donnez moi deux divisions et demain, vous pourrez prendre votre petit déjeuner sur le boulevard Saint Germain".
Consensuel et timoré le Général choisit les urnes.
Quatre vingt quatorze coups de canon seront donnés depuis le Charles de Gaulle au septième jour des obsèques nationales que le Président Jacques Chirac (quel hasard !, le même prénom que Massu) ne manquera pas de déclarer .
Notre troisième porte-avions a désormais un nom : Le Massu.
Adieu, Soldat !
P.-S.
Merci a Victor Valmy pour son aide.



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