Libre de consommer, oui , mais pas n’importe quoi !
Jean-Pierre Raffarin, notre Pater Familia, met en œuvre les nouvelles technologies de l’information afin de relancer la croissance. Dans cet esprit, un accord a été signé avec la célèbre firme américaine INTEL pour co-financer un programme d’évangélisation informatique.

Apporter la joie du e-commerce dans tous les foyers, c’est une « grande cause nationale » selon Jean-Pierre Raffarin.
Concrètement, un dépliant "Internet d’intérêt tout public" sera distribué en 5 millions d’exemplaires pour indiquer aux braves citoyens le bon usage informatique.
A l’intérieur, un veritable guide du parfait petit surfeur web, avec les sites à ne pas fréquenter (de préférence évitez ce qui ce termine par .org), ceux qui méritent le détour ( par exemple l’indispensable jedenoncemonvoisinquifumedelabeuh.gouv.fr) et les incontournables(bravepatrie.com bien évidemment !). Mais aussi, un guide d’achat avec des bons de réductions pour s’acheter de jolies machines pour peu que l’on cotise à l’UMP.

Mais l’effort gouvernemental ne s’arrête pas là. Un label sera décerné aux bons produits, un peu comme pour la tête de veau du Président. Une façon d’éclairer les consommateurs dans un paysage marketing florissant. Moyennant une somme dérisoire (900 euros pour un poste fixe, et 1200 pour un portables) la France d’en bas va pouvoir réver en parcourant le monde on-line. Une façon « branchée » de réduire la fracture sociale.

Mme Chirac elle même prêtera son concours à cette entreprise, en participant à un live sex-show on line dont les bénéfices iront entièrement à l’opération pièces jaunes. Le couple élyséen n’est effectivement pas en retard en ce qui concerne l’internet. le président confiait justement récemment à notre collaborateur John Bigballs, proche des époux Chirac, « c’est tard le soir que maman et moi nous nous connectons à la recherche de l’imprévu ».

Le partenariat avec INTEL numéro 1 mondial des fondeurs (on appelle ainsi les industriels qui savent sucrer l’argent publique), se poursuivra sous des formes plus axées sur l’innovation. Des projets de recherche et développement (nécessaires pour atteindre les 3% promis pour le budget de la recherche) viseront à proposer des puces qui permettraient de suivre les consommateurs et les guider lors de leurs achats notamment en grande surface. Le ministère de l’intérieur suit bien sûr avec un œil attentif ces développements qui pourraient s’avérer utiles pour la politique sécuritaire.