Michèle Alliot-Marie qui tente tout pour attirer un peu d’attention médiatique vient de réussir un coup de maître : la vente de l’épave amiantée du Clemenceau au ministère de la Justice anglais.

Dans un constant souci du bien-être de sa plèbe, fusse-t-elle renégate, le Home Office s’inquiète actuellement de la troublante promiscuité de masse de
sa population carcérale. Bien qu’efficace d’un point de vue économique, cette concentration extrême de détenus pose un problème éthique.

"Les ressortissant britanniques étant majoritairement des invertis, l’agrégation dans des cellules de surface réduite d’un grand nombre d’individus mâles est fortement propice à l’avènement rapide de rapports homosexuels de groupe que même la plus laxiste des morales réprouve." - note une
étude sur l’univers pénitentiaire.

Il devenait donc urgent d’augmenter la superficie des dites cellules, ainsi que le nombre total de celles-ci afin de faire face a l’afflux de délinquants. Soucieux de ne pas grèver trop fortement le budget et spolier le contribuable anglais en investissant dans un marché immobilier des plus tendu, le gouvernement s’est laissé séduire par le pittoresque des longues et lyriques descriptions de pontons qui sont le sel de la dynamique société anglaise du XIXème siècle décrite par Charles Dickens dans "Les Grandes Espérances".

Pour les détenus ou leurs familles qui ne saisiraient pas les raisons sous-jacentes à toutes ces grandes décisions, une cellule psychologique, matérialisée par un site
internet
délocalisé a Bombay, a été mise en place.

Restait à trouver un ou des navires susceptibles d’accueillir au plus tôt des prisonniers. La notoriété du Clemenceau n’a pas de frontière tant ses aventures indiennes furent narrées par les journalistes du monde entier. Les premiers taulards britanniques embarqueront donc dès la semaine prochaine dans l’ex-fleuron de notre Marine Nationale aménagé à la sauvette.

"L’amiante ne pose aucun problème de santé, car l’espérance de vie d’un détenu est telle qu’il n’a que très peu de chance d’avoir le temps de développer un cancer de la plèvre" - relève un délégué du Public Health Office en charge de l’agrément du navire qui, faute de pouvoir se mouvoir, restera à Brest permettant l’encaissement de substantielles taxes professionnelles et le développement du tourisme local.