Descendu aux enfers à sa mort il y a de cela déjà trois mois, Fidel Castro effectue un grand retour à la vie. Les bolchéviques auraient-ils droit aux miracles et à la mansuétude de notre Seigneur ?

La réponse est NON bien entendu. Le drame c’est que même Belzébuth, qui pourtant s’y connait en matière de communistes, n’a pu supporter le Lider Maximo.

Ayant commencé le 9 novembre dernier vers 14h30 un discours de remerciements à l’occasion de son pot d’arrivée en enfer, gentiment organisé à son intention par Jean-Pierre Chevènement, M. Castro laisse à son auditoire un bref instant de répit pour boire une gorgée d’eau le 28 novembre aux alentours de 17h03 avant d’enchaîner illico sur le corps de son discours apres cette rapide introduction.

Le 4 décembre à 02h22, il commence une brève digression à propos du tragique destin des Hmongs. Il sera interrompu par l’arrivée inopinée de Noël le 25 décembre a 0h00. Fidel s’agite alors et fustige la marchandisation capitaliste de cette grande fête populaire.

Le 19 janvier vers 21h45, il se calme et demande à nouveau de l’eau. L’auditoire jubile en pariant sur une pause pipi subséquente à l’ingestion de liquide qui lui permettrait de s’éclipser. Hélas, rien n’y fait, le discours continue sans trêve.

Le 30 janvier à 18h15, Fidel Castro est expulsé des enfers alors qu’il commençait l’analyse de l’échec de l’attaque de la Moncada. A la surprise générale, il revient à la vie.

Fourbe et malicieux, toujours prêt à sauter sur une occasion, Hugo Chavez, qui se prend assez régulièrement pour Dieu dans ses discours, se rend immédiatement au chevet du Lazare cubain pour lui donner l’ordre de se lever et de marcher. Fidel prend juste le temps d’enfiler un survêt’ de l’équipe nationale de jokari et s’exécute.

Encore un peu abasourdi, il confie en privé que cette très longue "Proche de la Mort Experience" (NDE) ne lui a pas permi de faire véritablement la différence entre la Mort et le Socialisme.

On s’en serait un peu douté.