Le ministre de la Défense Alain Juppé a fermement réagi hier soir au message d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) qui invitait la France à négocier avec Oussama ben Laden la libération de ses otages.

C’est en Afghanistan qu’aura lieu le concours de bites entre Alain Juppé et Oussama ben Laden.

Sans doute inspiré par sa longue expérience de trappeur dans le Grand Nord canadien, qui lui a permis de révéler une étonnante capacité à rester immobile et droit dans ses bottes quand des moustiques gros comme le poing vous grignotent les testicules, M. Juppé a montré sa détermination à ne pas céder au chantage terroriste.
« Personne ne dictera à la France sa politique », a-t-il ainsi déclaré à Lisbonne, où se tient le sommet de l’Otan. « Si Al-Qaïda souhaitait que nous nous retirions d’Afghanistan, ils auraient du nous supplier de rester. En nous demandant de nous retirer, ils ne nous laissent d’autre choix que d’établir une présence permanente. »
Une déclaration qui semble aller à l’encontre de la résolution générale prise à ce sommet, qui prévoit un retrait progressif des troupes étrangères jusqu’à 2014.

M. Juppé n’a toutefois pas totalement enterré ce scénario : « Bien entendu, un autre intervenant pourrait nous demander de rester en Afghanistan. Nous reconsidèrerions dans ce cas notre position et pourrions accélérer le retrait de nos troupes. »
Une porte ouverte vers la paix, donc, un combat dans lequel le ministre a promis de s’impliquer personnellement en annonçant sa candidature au siège de député du district de Saroubi lors des prochaines élections législatives.
M. Juppé a par ailleurs profité de la présence à Lisbonne d’Hamid Karzaï, le président afghan, pour s’enquérir de l’état du parc immobilier locatif à Kaboul, la capitale du pays.