Politique
Nicolas Sarkozy : « J’étais marxiste avant le Pen »
Le lieu lui-même était un symbole : Nicolas Sarkozy a prononcé hier à la Mutualité, salle parisienne d’ordinaire réservée à des meetings gauchisants, un grand discours d’ouverture qui assoit sur au moins deux bottins sa carrure de présidentiable.
S’adressant à tous les Français, le candidat à la magistrature suprême a raconté, ému, les années passées foulard rouge autour du cou chez les Pionniers de Neuilly-sur-Seine. Après avoir laissé l’émotion submerger le public en racontant sa découverte de l’amour dans les bras de la jeune Gudrun lors d’un échange scolaire avec la ville est-allemande de Cottbus en 1972, M. Sarkozy a été récompensé d’une standing ovation de 7 minutes 30 en réclamant « la dictature du prolétariat, ici et maintenant. »
N’en déplaise à quelques socialistes de sinistre mémoire, la gauche n’a pas le monopole de la captation de l’héritage de gauche, a souligné le ministre de l’Intérieur. « Je ne vois pas en quoi je ne peux pas me revendiquer du Léon Blum de 1920 qui avait su voir les dangers de la dérive staliniste, » a ainsi rappelé le candidat de l’UMP, soucieux de dépasser les clivages et les clichés. « On peut être de droite et reconnaître un certain mérite à Pol Pot ! ».
Dans la droite lignée du combat anti-communautariste de M. Sarkozy, cet appel à toutes les composantes de la France est vu par les analystes comme une main tendue aux électeurs rouges qu’à force de laisser traîner dehors on a vu tourner au brun avec des mouches à merde dessus.
La revendication de la doctrine marxiste par Nicolas Sarkozy devrait ainsi lui permettre d’intéresser une petite frange des électeurs du Front National.
Le ministre de l’Intérieur devrait selon nos sources enrichir son discours universalitaire en évoquant Hermann Goering à Vivement Dimanche ! le week-end prochain.



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