Alors que notre bien-aimé Président, qui se remet paisiblement d’une conjonctivite bénigne, a reçu cette fin de semaine la visite de son épouse, de sa fille, et de l’aumônier des armées venu lui administrer l’extrême-onction, M. Raffarin a convoqué la presse dans la salle des fêtes du restaurant "Au bon beurre", dans sa bonne ville de Chasseneuil du Poitou.

« Je fais confiance à la médecine de notre pays », a-t-il déclaré.

« Mais quand même... au cas où... on ne sait jamais, hein ? Une catastrophe est si vite arrivée... Je suis prêt à faire à la Brave Patrie le don de ma personne pour atténuer son malheur » a-t-il conclu d’une voix chevrotante qui rappelait les heures les plus courageuses de notre Histoire.

M. Sarkozy, tout à sa tâche des évacuations des victimes de couleur des incendies de l’été, n’a pas encore eu le temps de commenter.