Moins de pollution atmosphérique, moins de concurrents dans la conquête de blondinettes court-vêtues qui courent égarées dans la jungle : grâce aux biocarburants, l’humanité augmente ses chances de survie par la bande.
Après le gorille, c’est l’orang-outan que l’Homme s’apprête maintenant à faire disparaître. Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PDF en anglais, 20 Mo), le grand singe orange qui nous rappelle désagréablement notre visage dans la glace un lendemain de Saint-Patrick disparaîtra d’ici 2012.

Heureuse cause de cette réduction du communautarisme chez les primates, la production d’huile de palme à grande échelle sur l’île de Kalimantan / Bornéo, pays d’origine de l’homme des bois. La forte demande des pays occidentaux - et en particulier de l’Union Européenne - en biocarburants incite en effet les indigents d’Indonésie et de Malaisie à ratiboiser la forêt primitive pour y planter des palmiers.
Outre l’attrait touristique évident, cette mutation de l’écosystème règle divers problèmes d’ordre philosophique (plus besoin d’envoyer un stagiaire écouter tomber les arbres) et, donc, sécuritaire. Les vols de scooter par des racailles très poilues sont par exemple en baisse constante depuis que Max Havelaar s’est installé dans la région.

Certes, quelques droits-du-singistes pinailleurs argueront qu’une telle réduction de la biodiversité est inacceptable, mais cette mutation écologique est nécessaire pour faire baisser le coût des véhicules propres et ainsi relancer les ventes de Renault.

La semaine prochaine, nous parlerons des aspects bénéfiques des biocarburants à base de maïs, notamment lorsqu’on plante ce soiffard de première dans la vallée du Rhône, région notoirement en situation de stress hydrique.

PS : Nos lecteurs Parisiens et banlieusards peuvent encore aller dire bonjour à l’adorable Lingga, qui réside à la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris. Et non, vous ne pourrez pas l’emporter avec vous. C’est triste mais c’est comme ça.
La photo de Lingga a été allègrement volée à la Société d’Encouragement pour la Conservation des Animaux Sauvages.