« Flipper s’appelait Robert. »
C’est par cette déclaration fracassante que Vincent Janik, de l’Unité des Mammifères Marins de St Andrews, en Ecosse, a révélé au monde que les dauphins se donnaient des petits noms.
Il semblerait en effet que chacun de ces thons du riche possède son propre theme song, ce qui dénote une conscience de soi et de l’autre en tant qu’individu, quoique cela rende la viande un peu nerveuse.

Cette information d’ordre alimentaire, l’Enchanteur, la version HTML de Nicolas Sarkozy, a su la transformer en or par la magie de l’Internet : si ces dauphins ont un nom, ils doivent forcément avoir une adresse e-mail.
C’est ainsi que l’agence a envoyé, au moyen d’un sonar stratégiquement disposé dans le golfe de Gascogne, plus de trois millions d’e-mails invitant les sympathiques cétacés à rejoindre la tournée d’été de l’UMP.
A ce jour, ce sont plus de quarante-deux dauphins qui se sont échoués sur les plages de la Baule, où des Jeunes Populaires leur ont remis de jolis ballons colorés. « Ils bougent pas beaucoup, quand même, » tempère toutefois Marie-Bernadette, qui doute de leur volonté d’adhérer.