Le président de la République a profité de la visite d’inauguration du Salon de l’Agriculture à Paris pour rappeler les deux principales menaces qui pesaient sur l’avenir des Français : l’infestation de nos plages par Ulva armoricana et celle de notre espace laïc chrétien par l’islam, qui est aussi une marée verte.

« Vous pensez que je tiens des propos nauséabonds, mais en fait je viens juste de manger du munster. »

Nicolas Sarkozy a profité de son passage au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, pour réconforter les agriculteurs, particulièrement mis à mal cette semaine par le blitz médiatique de la fédération France Nature Environnement.
La FNE avait en effet annoncé qu’une série de visuels qu’elle prévoyait d’afficher dans le métro parisien serait censurée, un procédé publicitaire qui permet d’économiser beaucoup d’argent.
Une démarche qui ne passe pas pour le président de la République : « Cette campagne est détestable car elle monte les uns contre les autres », a-t-il dénoncé, avant d’illustrer son propos par l’évocation du prochain débat sur la place de l’islam en France.

De la même manière qu’il est irresponsable de mettre en cause les paysans et de diviser le corps social français en factions artificielles, un « islam qui ne correspond pas aux valeurs de la République et de la laïcité » est inacceptable, a ainsi jugé le Chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran.
Une fois ce drame que sont les algues vertes dans le métro parisien définitivement réglé, Monsieur Sarkozy a poursuivi sa visite en dégustant divers produits du terroir, semblant particulièrement apprécier le stand d’un éleveur de porcs vendéen. « Qu’est-ce qu’ils ont contre le jambon ? », a-t-il ainsi malicieusement glissé avant de quitter le Salon de l’Agriculture.