Hier matin, les lossangelessiennes et lossangelessiens se sont éveillés avec une énorme gueule de bois, suite à l’annonce fracassante du décès de la star incontestée de la pop’ music : Michael Jackson. Rien ne laissait présager le terrible destin de son producteur qui va devoir rendre la bagatelle de 85 millions de dollars, la prochaine tournée de M. Jackson ayant été annulée. C’est vraiment ballot.

Et le mystère de planer sur les circonstances du décès de l’immense vedette : la polémique bat déjà son plein, quelques heures à peine après que les quelques organes qui subsistaient dans ce corps eurent cessé de fonctionner. Selon la presse étasunienne, il pourrait s’agir d’un abus de poppers ou d’un malheureux étouffement causé par l’avalage de travers d’une boîte de pilules Alli. "C’est un moonwalk qui a mal tourné. Il a percuté de plein fouet sa collection de polly pockets", affirme un proche de la vedette. Bref, difficile de faire le tri entres les informations contradictoires qui nous parviennent.

Aaaaaaaahhhhh !

Quoi qu’il en soit, les médecins semblent avoir eu beaucoup de difficultés à identifier les symptômes de la mort chez M. Jackson. "La profession a toujours été impuissante à repérer les signes vitaux significatifs chez la star, si bien que dès qu’il cessait de se mouvoir, on pouvait penser qu’il était effectivement mort, et en stade avancé de décomposition", témoigne Doug R., urgentiste-torréfacteur. "Les pompiers l’ont ramené prétendument mort, mais en fait il n’était que dans le coma, et là il est mort à nouveau". Le décès a pu être formellement constaté après que l’équipe soignante eut contacté son généraliste référent à la Sécu, qui leur a suggéré d’approcher un enfant et de surveiller les éventuels mouvements érectiles. Maintes tentatives n’auront rien donné.

C’est alors qu’avec une infinie tristesse, les fans de la star ont appris la terrible breaking new. Des scènes atroces se sont jouées dans les rues des capitales du monde entier : adorateurs de M. Jackson qui pleuraient, criaient, hurlaient, ou se roulaient par terre dans leur vomi. Bambi est mort, ça y est. Nous n’aurons plus droit à ses petits couinements empruntés à Bruce Lee et à Brigitte Lahaie, et au remontage de couilles depuis popularisé par M. Balls dans tous les bars d’habitués de la Bravepatrie. Nos invitons d’ailleurs tous nos lecteurs à organiser une minute de silence au travail avec l’accord de la direction, la main droite sur le cœur et la main gauche sous les valseuses.

François Fillon et son directeur de cabinet à la fête de la saucisse

Les hommages officiels se sont succédés, surtout venant de personnalités dont on ignorait parfaitement qu’elles appréciaient M. Jackson. François Fillon, par exemple, a révélé à une presse médusée que tous les soirs, il enfile une veste à paillettes et fait claquer Billie Jean à 120 décibels. Et bien qu’atteint par la limite d’âge, F. Mitterrand ne s’est pas fait prier pour déclarer "qu’on a tous un peu de M. Jackson en nous".

Certains ne veulent même pas y croire, ou alors n’y croient carrément pas du tout. Sur les marches de Notre-Dame, nous croisons une fan éplorée, mais persuadée que M. Jackson a rejoint Elvis à Clermont-Ferrand pour retrouver le plaisir du contact direct avec la base, celle des quinquas célibataires défoncés à la vodka-orange, tous les samedis soir au Kristal Palace, Zone d’Activité "Le moulon". Thierry Meyssan va encore plus loin : "Michael Jackson n’est pas mort, pour la simple raison qu’il n’existait pas".

Bref, qu’il soit mort ou pas, Brave Patrie tenait tout de même à lui rendre hommage. En effet, M. Jackson, aussi saugrenu que cela puisse paraître, est né noir et il faut saluer son effort constant pour rentrer dans l’histoire à coups d’injections hypodermiques d’eau oxygénée. Il est vrai que la formidable énergie qu’il déployait sur scène se mariait mal avec sa condition de paysan mouligasse qui vit aux rythme des saisons. M. Jackson, lui, n’existait que par le beat depuis sa plus tendre enfance, lorsque son père lui inculquait comment compter la mesure avec une boucle de ceinturon. Sa vie entière fut vouée à donner du plaisir à ses innombrables fans.

Bye, bye, Peter Pan.