L’ampleur des manifestations pacifistes dans les rues de Groville avait bien éveillé les soupçons des politiques locaux. Notamment ces derniers jours, ou une foule nombreuse s’est mise a scander des slogans pacifistes comme "Vive Chirac !". Mais ce n’est qu’avec la découverte de menace de ruptures diplomatiques, brandit par l’ambassadeur Bravepatrien en Groland, que la présipauté a enfin réalisé et réagi.

Il est fort à parier que cette menace de rupture, qui a suivi le discours de M. Chirac, est pour beaucoup dans ce choix politique. En effet, prenant acte du soutien ostensible du Groland à la belliciste coalition américano-britannique, notre chef naturel, Chirac, revêtu pour l’occasion de son splendide uniforme de général en chef des armées Bravepatriennes et d’une paire de moustache pastiche, a prononcé mercredi dernier un discours ferme et convainquant où il a rappelé à l’insignifiant petit territoire enclavé dans notre bel hexagone qu’il constituait une offense à l’esthétisme de nos frontières. M. Chirac a également rappelé à nos voisins Grolandais que « la Bravepatrie, berceau des droits de l’homme et de la musique militaire n’avait pas vocation à être une nation pacifiste et que si nous étions, dans le cas présent, contre la guerre en Irak, nous n’étions pas pour autant contre toutes les guerres ».

Comprenant l’allusion à d’éventuelles frappes nucléaires chirurgicales et autres « tirs amis » du genre, la présipauté a donc signifié son retrait de la coalition ainsi que sa ferme intention de ne pas envoyer de GI’s Grolandais en Irak. Décision qualifiée de « sage » par Mme Alliot Marie, mais « coûteuse » aurait rétorqué son alter ego Grolandais.

En effet, ce geste courageux condamne le Groland à se priver des substantiels subsides américains promis à chaque nation acceptant de se faire comptabiliser dans la liste des nations engagées dans la coalition chargée de rendre à l’Irak sa liberté. De genereux subsides qui feront la joie d’autres participants à la croisade pour la préservation de notre mode de vie.