Economie

Frédéric Lefebvre propose la privatisation partielle de l’assurance maladie

Didier Kala, mercredi 27 mai 2009 - 11:10 Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Un temps éclipsé par la projection d’Antichrist au Festival de Cannes, le Keyser Söze de l’analyse sociale est revenu lundi en pleine forme sur le devant de la scène. Temps estival oblige, il est arrivé à l’Assemblée Nationale avec un petit ballon d’essai à la main : et si, propose Frédéric Lefebvre, nous laissions ceux qui créent l’activité salariée décider de quand il fallait l’interrompre ? Une idée pleine de bon sens, d’après les lecteurs du Figaro, et qui devrait de surcroît alléger les dépenses de santé.

Si les media français sont revenus à la raison et n’agitent plus le torchon psychotique de la grippe A (du pipi de chat), de pseudo-experts n’en cessent pas moins de nous accabler de rapports alarmistes prévoyant l’infection d’un humain sur trois à l’automne.
Pour Raymond Corones, notre consultant en fantaisies animalières, « le risque relève peut-être de l’imaginaire, mais comme l’économie relève pour sa part de la science des rêves la probabilité d’une contagion existe ».
Dans ce contexte, il est hors de question de laisser le croquemitaine menacer le PIB français.
Voilà pourquoi Frédéric Lefebvre a déposé un amendement à un projet de loi (en l’occurrence la réforme du servage) qui devrait permettre aux salariés infectés de télétravailler de chez eux. Après tout, le travail c’est la santé.

Si l’amendement du Medef de M. Lefebvre a été rejeté en commission, l’idée a son charme et mérite d’être exploitée.
Selon Frédéric Lefebvre, « l’employeur pourrait [...] être incité à encourager le passage au télétravail en se voyant offrir une réduction de charges sociales, financée par les économies réalisées par la caisse d’assurance-maladie, qui n’aurait plus à verser d’indemnité au télétravailleur ».
Ce qui est plein de bon sens et ferait d’une pierre deux coups.

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Aux RH, on a commencé à s’équiper en matériel médical. Ici, un thermomètre.

Cela permettrait d’une part aux moteurs de la croissance d’outrepasser les pouvoirs d’un lobby professionnel trop souvent tatillon et détaché du monde de l’entreprise : en quoi un médecin, qui voit ses patients au mieux une fois l’an, serait-il en effet mieux qualifié qu’un patron pour reconnaître un hypocondriaque tire-au-flanc ? Comme le savent les praticiens chinois depuis des temps immémoriaux, la maladie c’est souvent dans la tête, et quand on se retrouve tout nu dans une salle blanche devant un type en blouse qui collectionne des posters d’écorchés, et bien oui, on se sent tout chose, c’est normal. Rien de tel dans le bureau des RH, où les murs sont décorés de magnifiques et apaisantes reproductions de Sisley en quadrichromie roumaine [1].
Rien de tel qu’un entrepreneur, qui fréquente le travailleur au quotidien et connaît, lui, l’état de ses commandes à mi-trimestre, pour savoir exactement comment vont ses ouailles et les réconforter avec un petit sucre imbibé de Ricqlès. C’est doux, une épaule d’entrepreneur. C’est souvent emballé en Hugo Boss.

D’autre part, et c’est beaucoup plus important car on parle maintenant chiffres, déporter les dépenses de santé de l’Etat vers les entreprises permettrait enfin à ces dernières d’effacer plus de 60 ans de disgrâce et de prendre à nouveau la responsabilité de la Sécurité Sociale.
En leur proposant de transformer les charges sociales afférentes à la santé de leurs travailleurs en salaires de télétravailleurs, donc en pouvoir d’achat, donc en un peu plus de cotisations sociales pour le salarié, un tel projet stopperait immédiatement la cadence de forage de la Sécu. Ce qui ne serait pas une mince chose en cette période de récession et donnerait quelques bons points à la France si d’aventure elle devait prochainement demander de l’argent de poche au FMI.

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Télétravail pendant les arrêts maladie : les patrons y sont favorables.

La situation est donc un win-win-win intégral :
- le télésalarié touche, de la part de son employeur, un salaire complet. C’est mieux.
- l’employeur verse un salaire complet, comme d’ordinaire (même si c’est un peu cher, il faut le reconnaître), et est exonéré d’une partie des charges iniques qui ralentissent son développement. C’est mieux.
- la Sécurité Sociale a moins de dossiers à gérer, et pourra offrir à ses fonctionnaires un espace de travail plus aéré lors de la prochaine vague de départs en retraite. C’est mieux.

Au vu de ce bilan totalement positif, il y a fort à parier que le ballon d’essai de M. Lefebvre, loin d’être transpercé par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale, reviendra bientôt à la faveur d’une petite brise d’été, période à laquelle les Français sont rarement sous le vent.
Attention toutefois, lecteur salarié, aux pluies d’automne, qui peuvent rendre les escaliers du parking mal éclairés et très glissants. Il est si facile de trébucher contre un talon de fer négligemment oublié.

Notes

[1Un concept esthétique remarquable, les brouillards du Danube affectant le magenta d’une manière originale

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Réactions à Frédéric Lefebvre propose la privatisation partielle de l’assurance maladie

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Déjà 17 réactions.

  • Encore une fois on traite un problème global, celui du travail et de l’économie, par des mesurettes. ainsi, pourquoi parler de télétravail, alors qu’il serait si simple que le travailleur loge sur son lieu de travail, au frais de l’employeur bien sur, il faut être social, un algéco bien aménagé permet de fournir un logement décent à une dizaine de salariés et leurs familles. De même, il serait logique que l’employeur prenne en charge la nouriture du salarié et de sa famille, ainsi que l’éducation des enfants, dans le cadre d’un dévelopement harmonieux adapté au futurs besoins de l’entreprise.
    Bien sur en contrepartie, le salarié se devrait de de renoncer à toute forme de rémunération et de contrat de travail, il deviendrait tout simple une partie vive de l’entreprise, et à ce titre n’aurait plus à justifier d’absence ou de temps de transport, il pourait également être cédé à titre gracieux ou non à tout autre société.
    Pour révolutionaire que puisse paraître cette idée, il semblerait qu’elle est déja été testée autrefois, en particulier dans le domaine d’activité de la culture du coton, ou malgré un succes non discutable, elle fut abondonnée pour de stupides questions morales.

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  • Petit joueur ce Frédéric, je propose que les salariés aussi télétravaillent pendant leurs congés. De toute façon ils n’ont plus les moyens financiers pour partir en vacances alors plutôt que de se faire ch... à ne rien faire chez eux qu’ils rattrapent ainsi le retard pris au bureau.
    Si avec une idée aussi novatrice je n’ai pas gagné ma place à la droite de St Nico lors du prochain remaniement ministériel j’ai plus qu’à m’inscrire au Medef.

    Répondre

  • Frédéric Lefebvre est un homme dangereux. Mettez-lui une petite moustache et plaquez-lui les cheveux, et vous comprendrez immédiatement...

    Voir en ligne : Sarkozy, je te vois !

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    • Que nenni cher patriote ! Vous vous méprennez et peut être avez vous été intoxiqué, malgré vous, par la presse archéo blochevique. F. Lefebvre travaille au redresement national et social de notre beau pays. Ses propositions, un temps retoquées par les dinosaures du sénat devraient trouver grâce auprès du palais bourbon. Quel rêve ! Ne plus être réellement malade, éviter l’oisiveté que procure ces congés payés (quelle ignominie !) , passer sa vie à améliorer le confort de son patron vénéré. Vite une statue pour notre bouledogue.

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  • Il est important de faire travailler les gens pendant leurs arrêts maladie pour le bien de l’économie, d’autant plus que la plupart sont abusifs, les gens prennent un arrêt à la moindre grippe alors qu’ils sont parfaitement en état de travailler. La proposition de Frédéric Lefebvre est donc très bonne.

    Mais il est possible de faire mieux ! On pourrait par exemple faire travailler les gens pendant leurs congés, d’autant plus que la plupart les prennent juste pour rester chez eux à rien faire au lieu d’aller par exemple au ski et de faire ainsi marcher l’économie. Ils sont donc tout à fait capable de travailler !

    Voir en ligne : http://winner75.blogspot.com/2009/0...

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  • Ah, enfin un site sans langue de bois, où le vrai parler l’emporte sur la pensée commune !

    Monseigneur Lefebvre nous apporte là une nouvelle rafraichissante, mais qui me laisse un goût amer dans la bouche, comme du temps de mon catéchisme : une hospitalisation massive de mon personnel minier ne saurait accroître la productivité de mes prospections, et cela avec tout le respect que j’ai pour le télétravail et la couardise.

    Je suggère donc, pour les braves entreprises du secteur primaire, que l’on enferme le petit personnel sur son lieu de travail, le temps que le virus cochon fasse son oeuvre et décime la racaille gauchiste tire-au-flanc. Après tout, n’est-il pas de notre devoir de protéger nos ouailles ?

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  • 28 mai 2009 07:34, par Jean-Amédée Martel NRV

    Portnawak gauchiste que tout cela !

    Le crypto-marxiste Lefebvre semble oublier que le télé-travail n’est pas un véritable travail et mérite au mieux une aumône.

    La charité chrétienne nous impose certes de bien vouloir consentir à proposer quelque occupation d’apparence professionnelle à ces innombrables jeunes abrutis par trente ans d’idéologie éducative crypto-situationniste et de ce fait, incapables d’envisager une carrière dans les armes, les ordres, l’industrie, ou la paysannerie, mais quand même ! La compassion a ses limites.

    Notre pays fait déjà de gros efforts pour bien vouloir considérer qu’un intellectuel torturé par les affres de l’existentialisme travaille sous prétexte qu’il a réussi son agrégation et consent à exposer son tourment en spectacle à quarante à soixante adolescents pré-pubères, mais point trop n’en faut. Déjà, je trouvais infiniment suspects que les métiers dits "créatifs" soient considérés comme des boulots, tant il me semble qu’on a fait le tour de ses matières en maternelle avec quelques crayons de couleur. Et je passe sur cette production loghoréique maniaque du "journaliste", causeur professionnel congénital qu’on paie pour qu’il se taise et écrive plutôt ce qu’il a à faire dans des journaux qu’on ne lit pas pour ne pas en subir le jet continu.

    Maintenant, si je comprends bien, Mr Lefebvre voudrait nous faire croire que jouir de l’immense chance d’avoir le statut d’employé ou de cadre moyen frimant avec un ordinateur est un travail. Encore une fois, je n’ai jamlais été hostile à un traitement discriminatoire favorable envers les handicapés : mais de là à prétendre, lorsque des arrêts maladie réguilers sont requis pour permettre à ces malheureux de surmonter leur condition indéniablement difficile d’inadapté social, il ne faut point trop pousser la compassion au point d’imposer à l’économie réelle des gens qui bossent de supporter à les soutenir financièrement.

    Que les chômeurs, RMIstes, handicapés, fonctionnaires, informaticiens et consultants continuent à se soutenir solidairement entre eux et notre économie ne s’en portera que mieux. Parce que, indépendament des guignolades de nos élus démagogues, il y a encore des gens qui bossent pour de vrai : pas qui tapopopent sur un ordinateurs à y donner forme impie aux errements de leur dériliction.

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    • 28 mai 2009 22:13, par un patriote anonyme

      Portnawak gauchiste que tout cela !

      Cher Martel,
      Au premier abord, j’avais cru voir en l’idée de Mr Lefebvre une bonne preuve de son incommensurable clairvoyance. Vous m’ouvrez les yeux, et vos arguments font mouche à tout coup.
      Chapeau bas, et vive la France !

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    • 28 mai 2009 23:25, par Odilon de Rome-Charette

      Portnawak gauchiste que tout cela !

      Monsieur Martel, vous vous emportez et vos élans passionnés détonnent fort d’avec l’austérité et la rigueur seyant au volontarisme politique de la Dream Team parlementaire en place (Coppé, Chatel et Lefebvre...). Ravisez vous donc un peu.

      Ainsi je puis vous assurer connaître une flopée de journalistes, tout ce qu’il y a de fréquentable. Sans parler des pinces-fesses habituelles chez les amis communs publicitaires où le rapt de consœurs est devenue une étape incontournable du cursus honorum politique aujourd’hui en France, on les rencontrent pourtant partout !

      Vous n’avez pas la télé, vous ne lisez pas de quotidien, la presse régionale ne paraît pas chez vous ? Non, il faut être lucide et saluer à sa juste valeur le travail harassant de ces hommes et ses femmes qui contribuent à l’édification des masses ingrates et qui dans la longue déshérence de la déchristianisation n’hésitent pas à mettre le pied à la chaire à prêcher.

      Répondre

  • 27 mai 2009 23:53, par de la Lyre

    Frédéric Lefebvre propose la mort du salarié

    Le salarié est coûteux et raleur. Il est de plus feignant même lorsqu’il s’agit de son intérêt. Il est de droit qu’on lui propose une issue à son improbable destin. Monseigneur l’a compris et lui propose un remède à l’angoisse de l’inutile. Prochaine étape, déjà évoquée : le CULASEC , Comité d’urgence pour l’application solidaire de l’euthanasie civique. Il y a une part de gauchisme échevelé à nous vouloir au travail alors qu’on serait si bien mort. Vivement le retour d’une vraie droite hors complexe.

    Répondre

  • Pardon à tous les braves patriotes pour mon absence prolongée : j’étais occupé à faire le tour de mes comptes bahaméens, caïmanesques, Montercaliens et autres lichtensteinois. Ces sympathiques banquiers sont tous un peu ébranlés ces temps-ci et il m’avait semblé important de leur faire part du soutien moral et financier bravepatriote. Eh bien grâce à Frédéric Lefebvre, je vais pouvoir rentrer au pays les mains pleines et la tête libérée. D’ailleurs j’ai punaisé sa photo sur mon tableau d’honneur et incroyable mais vrai, à côté de qui apparaît il dans l’ordre alphabêtique que j’utilise ? Mais oui, entre Monseigneur Marcel Lefebvre et Jean Lefebvre, injustement oublié cette année encore par les Molières. Raison de plus pour soutenir Frédéric ! Lefebvre de toutes les bravepatries, unissez vous !

    Répondre

  • Je suis d’autant plus favorable à une telle mesure que la preuve par l’exemple en est faite depuis deux ans maintenant. M. Lefebvre atteint du "Syndrome Gille de la Tourette" continue d’oeuvrer devant les caméras (un Télé-travail en somme) et ce sans coûter un rond à la Sécurité Sociale.

    CQFD.

    N’étant pas conventionné, cela vous fera 200€.

    En liquide SVP.

    Répondre

  • une fois de plus, Mr Lefebvre propose aux français, le Progrès. Restant à l’écoute des entrepreneurs comme des citoyens, ses paroles me touchent à chaque fois comme la main d’un prêtre sur un petit sexe d’enfant.

    Osons porter Mr Lefebvre à son vrai niveau de compétences et confions lui les responsabilités qu’il mérite amplement : le Ministère du Progrès Moral et de l’Intelligence Utile.

    Répondre

    • Taratata. Moi, je n’apprécie pas le bonhomme, il fait crasseux. On peut être pochtron et rester propre, quand-même ! Et puis ça fait rengaine : il y a ceux qui parlent du travail, et ceux qui bossent. (Bon, on me dira aussi qu’il y a ceux qui ne foutent rien mais qui se taisent ; c’est pas les plus cons)

      Répondre

    • 17 avril 2010 11:52, par Comtesse Lucette Surlechelle de Richeterre

      Frédéric Lefebvre propose la privatisation partielle de l’assurance maladie

      Voilà un grand homme ! L’un des rares brave-patriotes à avoir su retenir tous les bienfaits de l’école brave-républicaine : l’apprentissage de la lecture. Preuve qu’à l’époque nos écoles n’étaient pas tenues par des rouges pédagogistes seulement occupés à laver le cerveau de nos jeunes de toute référence brave-patriote.

      Car enfin, ce jeune homme montre ô combien il a su lire la directive européenne de 1992 sur l’assurance maladie qui ne prévoir rien d’autre.

      Combien, à part lui et moi, avons lu ce magnifique texte qui ne peut que renforcer notre foi UEpéenne. Combien ? Y compris parmi les rédacteurs parfois critiques sur ce site ?

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