Cher Manuel,

[…] Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. [...] Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste. [...]


Chère Martine,

A lire ta lettre je suppose que ça te dérange pas si je te tutoie, et que ça te dérange pas non plus si je te dis que tes affaires de cul avec des ibériques sur les plages d’Ibiza, j’en ai absolument rien à foutre, surtout quand ça s’étale dans les journaux comme de la merde.

Sache que d’envoyer du courrier comme ça à n’importe qui, pour demander à ton poilu de ramener une baguette quand il sort le chien, c’est pas conforme au Grenelle de l’environnement. T’as qu’à utiliser ton Bip-Bop.

M’enfin Martine, puisque je suis poli, je suis vraiment au regret de t’annoncer qu’il n’y a pas de Manuel à la rédaction de Brave Patrie, sauf peut-être les jours de ménage. Il y a bien eu un Gérard fut un temps mais il nous a quitté pour rejoindre les équipes du Figaro suite à une divergence d’opinion par la gauche.

Pardon pour l’enveloppe recachetée à la crotte de nez, mais j’avais que ça sous la main.

Avec toute notre amitié.

Athanase B.