Contrairement à ce que peut proclamer un intermittent du spectacle drogué comme Manu Chao, les pendules seront bientôt remises non seulement à l’heure, mais en plus dans le fuseau horaire correct*.
Il ne sera plus nécessaire pour le citoyen lambda de calculer l’heure qu’il est à New-York ou à Jo’burg, puisque la notion même de pays étranger est en train de disparaître.
Les Gouvernements Unis de Droite (GUD) ont en effet adopté une approche diamétralement opposée à celle des gouvernements précédents, qui étaient selon les pays socialo-pornographes, alter-du-Sud, voire trotsko-Noirs.
La nouvelle démarche, bénéfique en ce qui concerne la recherche des repères inhérente à chaque génération, se définit par une opposition systématique au modèle du pays voisin - une valeur qui avait tendance à disparaître ces quinze dernières années. Les GUD espèrent ainsi renverser la vapeur et rendre aux sujets de chaque Nation la place qu’ils méritent dans l’Histoire, selon le principe qu’il vaut mieux être un clampin tout seul que beaucoup de pèquenots.

Il est assez difficile de dire à quel moment cette nouvelle orientation s’est matérialisée aux yeux de tout un chacun.
Etait-ce lorsque M. Chirac, notre vénéré (à 82%) Président de tous les Bravepatriotes, a fait mention du bruit et de l’odeur ? Etait-ce lors de la Guerre d’Irak II™, quand le Sun a traité le même M. Chirac de grosse pute soumise ? Etait-ce lorsque M. Stefani a traité les Allemands de premiers de la classe puants ? Quand M. Chirac, encore, a qualifié les Pays-Bas de narco-Etat ?
Nul ne le sait. Toujours est-il que ces diverses interventions ont su remettre l’Européen de base à sa place réelle : Bravepatriote de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Italie, etc.

Nos dirigeants ont su faire prévaloir la valeur de chaque Nation a-delà du sentiment fallacieux qui depuis quinze ans se dessinait, à savoir que les Portugais, les Espingouins, les Irlandais, les Anglais - oui, ces pédés d’Anglais -, les Ecossais, les Gallois, les Suédois, les Finlandais, les Danois, les nazis d’Allemands, les Bataves, les cons de Belgiens, les Luxembourgeois, les Italiens qui parlent fort, les fachos d’Autrichiens, les Grecs - mon Dieu, les Grecs ! - sans parler des Roumains qui sentent le goulasch de Tallinn à Ankara, seraient nos cousins, nos frères, nos sœurs, nos amis.
L’illusoire sensation que nous étions tous Européens, sinon citoyens du monde, n’était effectivement qu’un lavage de cerveau effectué par des psychokillers gauchisses : il est temps de te resaisir, ami bravepatriote, le voisin n’est plus ton ami ! Tu es Français (voire Allemand, mais c’est pour la bonne cause) !

L’Europe (voire le monde) sera nationale ou ne sera pas - tel semble en effet être le credo de nos dirigeants. Et nous devons nous en réjouir : plus de langues étrangères à apprendre, plus de cultures allogènes à assimiler, plus de capitales compliquées à retenir !
Les discours internationalistes n’ont plus droit de cité, tant au national qu’à l’international. Il s’agit là d’une indéniable victoire de nos Présidents (et de Ceux Du Conseil) qui sont tous nés, c’est là un signe de Dieu, l’année du Bourrin.

Vive la Brave Patrie, et fuck le reste !