Qui voudrait encore porter du rouge après çà ?

Non mais on croit rêver. Voilà maintenant que les vilains s’insurgent. A chaque présentation des collections, les frustrées et complexées de tout poil crachent leur venin. Est-ce parce qu’elles s’habillent en 40 que ces gouffres à chips au confit d’oie peuvent se permettre de reprocher au monde de la mode de leur préférer les sylphides des défilés ? Notre Brave Karl, à vie au régime pour ne plus peser les 140 kilos de sa grande époque, a bien le droit de sélectionner Natalia Vodianova aux dépens d’Anne Roumanoff, tout de même.

Malgré leurs ravissantes rondeurs, les ventes ont chuté chez les Spice Girls

C’est facile de rester vautrée devant le compte-rendu de la Fashion week parisienne dans son fauteuil Crapeau, un paquet de Haribo à la main, en vociférant contre la « maigreur » des adorables mannequins. C’est un peu comme pendant un match du Stade Français, lorsque Régis reproche leur inefficacité aux dieux grecs en postillonnant des miettes d’accras de morue.
Que celle (ou celui, pourquoi pas, nous sommes de gauche, donc on accepte aussi les chochottes) qui préfère passer une nuit en compagnie de Charlie Oleg plutôt que Jude Law écrive à la rédaction.

L’accessoire indispensable pour la soirée « saucisse et traditions » au Grand Palais.

Mesdames et « Messieurs », apportons notre soutien infaillible à Monsieur Lagerfeld, qui n’étant pas philosophe, mais simplement tailleur, a bien le droit d’asséner des vérités sans soulever un vent de protestations de la part de tous les hypocrites qui placent la beauté intérieure au dessus de tout.