Après presque 2 ans d’un sommeil qui en dit tout de même très long sur l’état des idée politiques des socialo-situationnistes, assistons-nous à l’émergence d’un embryon d’opposition sous la conduite du camarade Hollande ? Une opposition durable vient-elle d’émerger ? Alors que nous nous croyions tous de droite depuis 2 ans, nous sommes-nous trop vite réjouis ? Avons-nous trop vite cru à un K.O. Social ? Le péril rouge est-il à nos portes ?

Face à ces questions, nous avons du faire appel à nos plus éminents consultants de la rédaction dont M. Panel. Chargés d’une étude de fond sur l’état de la gauche depuis 2001, ils nous ont constitué un rapport détaillé dont il ressort que « le 21 avril, la gauche s’est mangé une bonne droite ! ». Nos consultants sont formels : les résultats des élections régionales ne constituent en aucun cas une menace sérieuse, et ne remettent pas en cause nos acquis libéraux ! Donc pas de panique, la population Bravepatrienne n’est pas en danger, ce « Jaurès revival » n’est que de l’esbrouffe ! Inutile également de prêter oreille aux rumeurs de grèves, révoltes et manifestations ouvrières et idem concernant le départ à l’étranger en emportant femme, enfants et capitaux.

Toutefois, ultime rempart à notre paradis, le socialisme, ne le nions pas, semble plus virulent. Emoustillé qu’il est par sa récente et totalement imprévue victoire, il se sent tout d’un coup à même de reprendre le pouvoir. Mais ne nous leurrons pas, il ne s’agit ni plus ni moins que du doux rêve d’un artiste décrépit et has been dont le spectacle ennuie et qui espère encore opérer un fantastique comeback seulement parce que sa maison de disques vient de rééditer ses anciens succès en format best of. Prostrés depuis des mois dans un mutisme total, ressassant leur cuisante défaite et n’en tirant pas les conclusions qui s’imposent (la dissolution du PS et le seppuku de ses dirigeants), tapis dans l’obscurité les socialistes attendaient, à l’image de leur éminence grise en exil sur l’île de Ré, qu’on les supplie de revenir tout en maudissant l’électorat qui les avait exclus du second tour des présidentielles 2002. Récupérer, sans effort, les dividendes de l’échec du Gouvernement Raffarin, tel a été leur unique leitmotiv depuis le 21 avril.

Encore jouissants de leur unique victoire en 2 ans, les crypto-socialistes se sont aveuglés au feu de la victoire, se surprenant à rêver de leur retour, et analysant comme un rappel du peuple le dernier scrutin alors qu’il ne faut y lire que la perte de confiance et l’impatience des Bravepatriens envers l’UMP.

Aussi, pour rassurer la population, calmer son impatience et éviter qu’elle ne reparte dans les bras de ses anciens oppresseurs, notre président a affirmé avoir entendu l’appel lancé et s’est engagé hier soir à mettre toutes les forces de progrès en branle pour éviter que l’irréparable ne se produise. C’est à cette fin que le Gouvernement Raffarin a été remanié. Constitué à présent des mêmes hommes mais à des postes nouveaux, doté ainsi de super ministres capable d’avoir une connaissance et une vision globale des dossiers de chaque ministère, Raffarin III va accélérer les réformes dont la Bravepatrie a manifesté impatiemment le besoin. Il est donc inutile de sanctionner de nouveau l’UMP aux très proches élections Européennes, puisqu’on vous dit qu’on vous a entendus et que les réformes vont vite venir.