Société
Comme en 40 !
Les tirailleurs polynésiens, espoir de la Résistance bravepatriote
Courbée sous le joug rouge, la population de vingt de nos régions vit dans la peur, le froid, et le paupérisme spirituel du matérialisme dialectique. Doit-elle pour autant perdre tout espoir ? Non ! Encore une fois, c’est dans nos colonies que la Résistance s’organise et que les forces fidèles à Jacques Chirac arment les sympathiques indigènes pour un jour, bientôt, reconquérir la France métropolitaine.
C’est aux heures les plus noires de notre histoire que l’inextinguible petite bougie de la France universelle™ brille le plus fort. C’est elle qui brillait dans la cathédrale de Strasbourg ce funeste soir du 28 mars, lorsque la Pénombre Rouge s’est abattue sur notre Brave Patrie. C’est elle qui ce matin (hier demain le soir heure de chez eux) illumine les fiers visages au nez épaté de farouches guerriers polynésiens, prêts à charger tomahawk au clair pour libérer la métropole du socialisme.
Tahiti, ses plages de sable blanc et ses accortes indigènes sans plus de pudeur que des enfants... Le Français d’en-bas ne pouvait se douter qu’un jour les rêves futiles d’évasion qui le berçaient deviendraient réalité, et que d’outre-mer se lèverait une armada de pirogues prête à braver les océans au son de la Marseillaise interprétée au djembé pour lui apporter ladite évasion à la maison.
Car comme lors de la seconde guerre mondiale, c’est dans ces parties de l’empire restées fidèles au pouvoir légitime que s’organisent les forces armées qui un jour entreront, libératrices, dans un Paris en liesse. Ce sont les autochtones reconnaissants qui, à l’image de ces nobles hongrois persécutés qui vinrent un jour frapper à la fenêtre de la maison France, portent en leur cœur l’image immuable de la patrie civilisatrice.
A l’inverse de la frange assistée de notre population, élevée dans un confort pour laquelle elle n’a jamais eu à lever le petit doigt, les indigènes de nos colonies savent bien ce qu’ils doivent à la France. La parole de Dieu, les traditions, la démocratie... ces bienfaits dont nos protégés étaient dépourvus avant que l’homme blanc ne les découvre, ils sont prêts aujourd’hui à verser leur sang pour nous en rendre l’usage.
Les événements survenus ces dernières semaines à Papeete sont le point de bascule du long combat qui permettra enfin à la France de sortir du Purgatoire. En rétablissant triomphalement Gaston Flosse, le fidèle de toujours, au pouvoir, les Papetiers ont clairement démontré leur soutien à Jacques Chirac et su dire non aux sordides machinations socialistes, dont l’objectif terrifiant n’est rien d’autre que l’intégration de la France à la Turquie.
La formation d’un bataillon de tirailleurs polynésiens, qui à l’heure où nous mettons sous presse (mais bien plus tôt un peu plus tard 19h30 heure de chez eux) traque le fugitif Oscar Temaru pour en faire des accras*, est l’expression d’une gratitude infinie que nombre de présidents de conseils régionaux auraient tort de prendre à la légère.
Cette fidélité aveugle à l’UMP est de celles qui permettent de pagayer pendant des semaines, au mépris des Quarantièmes rugissants, des calamars géants et des péniches qui encombrent la Seine, pour arriver triomphant rue de Solférino et cribler François Hollande de fléchettes au curare.
Patriotes, ne désespérez pas, l’heure de votre libération est proche. La petite bougie de la France universelle™ brille toujours d’une flamme claire quelque part dans notre empire. Et n’oubliez pas que dans le Pacifique Sud, elle carbure au nucléaire.
P.-S.
* des accras de Temaru, très précisément.



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