Ce sont en effet 11.638 individus sans papiers d’identité qui ont déjà été appréhendés (un chiffre qui saura fermer le clapet des détracteurs qui qualifient cette opération d’ « initiative de pure communication »). Pour la plupart il s’agit de professeurs syndiqués et d’anciens grévistes, immanquablement repérés en raison de leur tenue ostensiblement ostentatoire (écharpe rouge, veste à carreaux mal assortie au pantalon, sous-pull décati, coupe de cheveux absente, barbe non entretenue...).
L’opération, surnommée en interne « opération vel d’hiv » a su donc frapper au cœur de la violence scolaire. Il est à signaler qu’un grand nombre de parents d’élèves, détenteurs de cartes ANPE, a également été interpellé, ainsi que des élèves retardataires signalés comme multirécidivistes par les services administratifs de l’Éducation nationale.

Le piège tendu par les forces de l’ordre, imparable, a donc pleinement fonctionné même s’il est à regretter que cette opération qui devait permettre d’interpeller des dealers n’a pas rempli ses objectifs sur ce point. Ceci en raison d’un fuitage d’information par la radio France Info, qui a alerté les dealers par son enthousiasme à commenter l’opération (une enquête est en cours). En effet, bien peu de dealers se sont présentés ce matin à l’entrée de leurs établissement pour se défoncer dans le froid après s’être roulé leur pétard quotidien avec leurs moufles.

Néanmoins, ces derniers ne font que retarder le sort funeste que leur réservent les services de police. De toute façon, selon nos contacts qui nous délivrent heure par heure les résultats de cette opération, les forces de l’ordre auront déjà fort à faire jusqu’à tard dans l’après midi. Un pic d’activité étant même prévu à partir de 16h00 lorsque le dispositif passera en phase B aux alentours des crèches et maternelles, avec l’aide de l’armée de terre, pour appréhender les nounous et parents lorsqu’ils viendront chercher leurs bambins, se jetant ainsi dans la gueule du loup. Diabolique !