L’Iran, nation de pétrole qui nous fout la trouille de progrès, n’en finit plus d’impressionner la communauté internationale par les découvertes de ses équipes scientifiques de pointe, qui bouleversent chaque jour un peu plus les postulats sur lesquels, sans doute par paresse, leurs homologues internationaux s’appuyaient bêtement jusqu’ici.

On se rappelle en effet du communiqué adressé au mois d’octobre aux principaux éditeurs d’atlas et d’encyclopédies, leur indiquant qu’il convenait, pour la justesse de leurs publications, de « rayer Israël de la carte ». Ce communiqué laconique n’avait toutefois sur le coup rencontré que scepticisme et indifférence, et même généré quelques protestations de la part des éditeurs concernés, qui ont publiquement regretté de ne pas avoir disposé d’une telle information quelques mois plus tôt, ce qui leur aurait permis de corriger à temps leurs manuels scolaires pour la rentrée 2005.

Une équipe de pointe
L’académie iranienne de géographie, en plein travail de re-coloriage de la Bavière

Les chercheurs iraniens, emmenés par leur taré de brillant président, n’en ont pas moins poursuivi leurs travaux, allant plus loin encore dans la précision de leur nouvelle théorie.

Après plusieurs semaines consacrées à décortiquer des planisphères à l’aide de ciseaux à bout rond et de tubes de colle UHU, et au terme de calculs savants dont la teneur est gardée secrète, l’académie iranienne de géographie est parvenue à affiner davantage sa découverte : « Nos calculs sont forcément exacts ; nous avons suivi précisément le pointillé de la barrière de sécurité, détouré le plateau du Golan au cutter et mis un petit coup de perforatrice sur Jérusalem-Ouest et nous sommes formels, précisait dans une conférence de presse Mahmoud Ahmadinejad : Israël ne peut pas figurer sur la carte du proche-orient. Les gens se sont trompés ».

Israël se situerait en fait quelque part entre l’Allemagne et l’Autriche, et empiéterait même un peu sur la Suisse et le Territoire de Belfort.

La nouvelle a aussitôt entraîné une éruption de joie dans les rues de la bande presqu’île de Gaza.

Cette information, si elle n’a pas encore été validée par la communauté scientifique mondiale, aurait toutefois vexé au plus haut point l’état-major iranien, dont les missiles stratégiques se révèlent désormais avoir une portée « un peu courte, limite tapette » selon les experts.

Très ennuyées par l’éventualité que les prédictions de l’équipe scientifique iranienne soient un jour confirmées par les faits, les différentes chancelleries occidentales, emmenées par Philippe Douste Blazy, ont aussitôt réagi avec fermeté, fronçant immédiatement les sourcils tout en agitant l’index de l’avant vers l’arrière, avant de sortir d’un tiroir leurs contrats de concessions pétrolières histoire de voir si quand même, il n’y aurait pas un moyen légal de pomper rapidement tout ce qui reste de brut dans le sous-sol iranien pour pouvoir se barrer de là en vitesse avant que quelqu’un ne décide de foutre une trempe à cette bande de fanatiques médiévaux en insistant cependant sur la nécessité de maintenir des liens forts entre la communauté internationale et la république islamique.

Philippe Douste Blazy volontaire pour sauver le monde
Forte hausse des actions Boeing, EADS et Lockheed-Martin à prévoir.

La recherche fondamentale iranienne continue toutefois d’avancer à grands pas, tant en physique nucléaire (puisque l’Iran s’apprête, dans les années qui viennent, à démontrer à la face du monde ébahi que l’uranium enrichi produit un excellent engrais pour l’agriculture biologique) que par les prouesses de ses historiens (qui proposent une lecture négationniste innovante de la période 1939-1945).

Il est en tout cas réjouissant de constater que dans le contexte d’instabilité et de violence qui anime quotidiennement le proche et le moyen orient, la vie intellectuelle et la quête de la connaissance puissent malgré tout suivre leur cours, promettant à n’en pas douter des lendemains meilleurs.