Nous ne pouvons, avec l’immense majorité des Français - 82% ! -, que réclamer l’interdiction de la violence et de la pornographie à la télévision, bien entendu. Les ménages retrouveront alors paix et quiétude, et s’occuperont à nouveau sainement : le retour des valeurs familiales ne pourra que renforcer la France et l’Europe face aux multiples embûches et pertes de repères de la mondialisation.
Cependant, ne réguler que la télévision nous semble être cautère sur jambre de bois. Car l’objectif ici, n’est pas l’abolition de la violence à la télévision, mais le retour général à un environnement plus sain pour les générations qui devront, plus tard, porter haut le flambeau patriotique. Ce n’est pas rien !
Vingt années de lobbying et de désinformation nous ont habitués à détourner le regard, mais il est critique aujourd’hui d’affronter la situation en face, et de réaliser que nos enfants apprennent plus à l’école, passent plus de temps avec leurs professeurs, que devant la télévision.
Ce que les enfants des cages d’escalier, les enfants des oubliés, les jeunes victimes innocentes de vingt années de trotskisme-léninisme, nous disent aujourd’hui, on le leur a enseigné !

Les enseignants travaillent à temps partiel mais gagnent un salaire de temps plein. Les enseignants ont plus de 15 semaines de congés payés par an. Les enseignants font grève ou organisent des manifestations pour un rien... ce sont les aspects les plus visibles .
Voila ce que vingt ans d’une économie désastreuse leur ont donné. Rien d’étonnant alors à ce que, par clientélisme, les salariés de l’Education Nationale cherchent à réintroduire l’ancien ordre honni, d’abord à travers leurs jeunes collègues, ensuite, et c’est plus grave, à travers nos enfants.
Il est inutile, à notre sens, d’abolir la pornographie à la télévision quand nos enfants sont exposés dès leur plus jeune âge à l’immorale "éducation sexuelle". Chassons le sexe de l’école avant de le chasser de nos écrans. Chassons ces documentaires libidineux sur la reproduction dans le genre animal, qui ne peuvent que troubler nos petits. Expurgeons les œuvres autrement respectables, mais que des membres infiltrés de l’intelligentsia intermittente ont pollué de scories infectes : effaçons ainsi cet épisode de l’Odyssée Cousteau sur la Sera Pelada, apologie outrancière du raccolage passif.
Si l’on veut purger le vent putride qui souffle entre les oreilles des plus jeunes, il convient de traiter la principale source de pollution : le corps professoral.

Le gouvernement ne peut bien entendu pas se débarasser en masse des enseignants. Il n’est pas possible non plus de les rattacher au régime des intermittents du spectacle, comme l’a montré un rapport du ministère de l’Education Nationale l’été dernier : le bénéfice serait immédiat pour les caisses de retraite et d’assurance chômage, mais le potentiel de désordre public serait trop élevé.
C’est dans cette optique que Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Intérieur et des Clandestins, a proposé le mois dernier le volet préventif de son plan de sécurité. Le remplacement graduel des "pions" par des jeunes retraités spécialement entraînés permettra d’une part de réaffirmer l’autorité de l’Etat dans les cours d’école, et d’autre part de veiller à l’éducation de nos enfants.
L’objectif revendiqué d’un surveillant pour un professeur permettra une plus grande rectitude de l’enseignement et une meilleure prévention. Un aspect que la majorité des commentateurs politiques applaudissent. Certains anciens ennemis, même, reconnaissent la clairvoyance de Nicolas Sarkozy, tel Julien Dray, député PS de l’Essonne.
Les IUFM seront pour leur part décentralisés en unités de quarante étudiants maximum, répartis dans nos régions les plus dépeuplées afin d’en redynamiser le tissu social. MM. Raffarin et Darcos iront ainsi en janvier inaugurer l’IUFM des Agriates.

Une fois que nos enfants seront à l’abri des enseignants corrupteurs de morale, nous pourrons nous occuper de ce qu’ils regardent à la télévision.