Partant du principe que les climatologues ne disposent pas encore d’assez de données pour totalement appréhender le fonctionnement de l’écosystème global, les Etats-Unis on choisi de penser outside the box et d’adopter un regard d’enfant sur la menace du réchauffement climatique.
Pour mémoire, les enfants sont ces créatures mythiques à qui l’on permet de dire n’importe quoi parce que c’est attendrissant.

Comme un enfant, le gouvernement américain a d’abord essayé de casser la gueule du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat à la récré, avant que celui-ci ne rende public un rapport assez alarmiste la semaine prochaine.
Malheureusement repérés par la maîtresse, ils ont dû changer de stratégie et ont donc accepté de jouer le jeu. Il en a résulté l’idée simplissime - que seul un enfant pouvait de fait avoir - que si le soit-disant réchauffement climatique avait lieu parce que le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère capturait la chaleur provoquée par les rayons du soleil frappant la Terre, bah y avait qu’à baisser le soleil, crari !

Un plan simple
Contre le réchauffement, il n’y a qu’à baisser la lumière.

C’est ainsi qu’il a été proposé (PDF) de propulser une chiée de particules sombres dans l’atmosphère pour faire baisser le rayonnement solaire et donc la température.
Certes, nos lecteurs les plus cultivés sont conscients que nous subissons déjà un obscurcissement global non négligeable, mais il n’y en a de toute évidence pas assez.
Si l’injection de poussières dans l’atmosphère n’est pas suffisante, il est envisagé de placer des miroirs en orbite qui, en provoquant des éclipses partielles, réduiraient drastiquement la température au sol. Ce procédé scientifique avait été décrit in extenso dans Pif Gadget n° 838.

D’après tous les sondages, les membres du public sensibles à la question du réchauffement climatique pensent d’abord au monde dans lequel vivront leurs enfants. Tout va bien : ceux-ci risquent d’adorer le plan américain.