C’était avant le veto de la France au Machin, c’était avant un possible veto de la France au conseil de sécurité des Nations-Unies : la France a menacé d’user de son droit de veto au sein de l’Union Européenne.
Jacques Chirac, qui s’affirme de plus en plus aux yeux du monde comme le leader naturel de la seule doctrine politique innovante de ce début de siècle troublé et incertain (voir à ce propos l’excellent article de Mr Bigballs), a en effet évoqué un possible veto français à la reconduction des sanctions européennes contre le Zimbabwe si l’Union lui refusait le droit d’inviter Mad Bob Mugabe à Paris.
Mr Chirac, enfin débarassé des reliquats post-soviétiques de la cohabitation, a maintenant les mains libres pour appuyer son rêve d’un monde plus juste, plus respectueux des Droits de l’Homme, et ceci en affirmant le rôle naturel de la France au sein du concert des Nations : celui de chef d’orchestre.