Le paquebot Pascal Paoli, équivalent corse de notre porte-avions Charles de Gaulle, a été détourné aujourd’hui par un groupuscule syndico-terroriste à la solde de l’étranger : arrimé en rade de Marseille, le navire aurait pris subitement le cap de la Corse, manoeuvré par des anciens salariés de la SNCM, fraîchement licenciés la semaine prochaine suite au rachat de la compagnie par le fonds d’investissements Butler.

Comme unique revendication, les terroristes auraient indiqué avoir ainsi « récupéré un outil de travail qui appartient à la Corse », sans ciller une seconde sur le caractère surréaliste de cette phrase qui pourtant contient simultanément, à quelques mots de distance, les termes « travail » et « Corse ».

Comprenant ainsi qu’il avait affaire à un groupe d’illuminés sans revendications rationnelles, notre bien-aimé Ministre de l’Intérieur a pris la mesure du défi en déclenchant aussitôt le plan Pélican, équivalent maritime du fameux plan Epervier. « N’est pas Marcus Garvey qui veut », aurait souligné Nicolas Sarkozy, tout en avouant sa déception que le navire et son équipage ne soient pas des algériens souhaitant rentrer en Algérie. « Dans un tel cas, on leur aurait fait cadeau du bateau ».