Economie
Les stagiaires : une alternative à l’utilisation des intermittents du spectacle.
Il fallait s’y attendre : la grogne continue des intermittents du spectacle a fini par exaspérer les forces vives créatrices de rêve de notre pays : producteurs, réalisateurs, investisseurs, experts comptables, responsables de paie, consultants en Fun Attitude ™ etc…
Que Bozo le clown fasse la gueule une fois par saison passe encore, on à tous nos moments de faiblesse, mais que pour la 417ème fois consécutive il harangue la progéniture d’un quelconque comité d’entreprise avec des formules tel que « Il n’y aura pas de clown blanc dans ce spectacle les petits z’enfants !! Il est au cimetière de Pantin, ses dernières allocations ASSEDIC lui ont tout juste permis d’acheter 2 mètres de corde et un tabouret branlant. Il avait une femme et cinq enfants. » Ca suffit !
Evidemment « The show must go on ! », alors, où trouver dans un marché du travail sinistré une main d’oeuvre qualifiée, motivée, ne renâclant pas à la tâche, sans prétention salariale et (relativement) épargnée par les drogues ?
C’est le grand cabinet anglo-saxon spécialiste de l’outsourcing textile Alacon qui le premier a eu l’idée fabuleuse de recruter un staff entier de stagiaires, c’était pour la prestigieuse comédie musicale Cindy (qui doit être actuellement en tournée promotionnelle dans la région d’Oust-Kamenogosrk au Kazakhstan).
Et ça marche !
Depuis les expériences se sont multipliées sans que le succès, comptable notamment, ne se démente. Il n’existe pas une émission de télé réalité, porteuse de rêves s’il en est, qui n’ait pas remplacé l’ensemble de ses équipes par des stagiaires (venant d’horizons divers comme le réclame ce secteur d’activité), constate-t-on une différence de qualité ? Non c’est même de mieux en mieux tant sur le plan artistique que professionnel.
L’engouement est tel que même au Ministère de l’Intérieur on envisage de remplacer un intermittent du spectacle de premier plan par un stagiaire !
Alors, il n’y a plus à hésiter, pour contrer efficacement ceux qui depuis trop longtemps tentent de prendre en otage l’industrie du divertissement, une solution s’impose : le stagiaire partout, le stagiaire toujours.
Sur le même thème, ne pas manquer le prochain séminaire organisé au Sénat par le Medef, BravePatrie et le Ministère des Economies Tous Azimuts : « Qui du stagiaire ou de l’intermittent du spectacle va sauver le système de santé français ? ».



Les vrais Patriotes pratiquent la reaction dans la joie et la bonne humeur depuis 2002.
Reagissez aussi !
Déjà 19 réactions.