Le gouvernement polonais souhaite changer le nom officel du camp d’Auschwitz-Birkenau en quelque chose qui fasse moins peur aux enfants et surtout dégagerait bien la responsabilité des Polonais de l’époque, qui, nous le savons bien, ont tous tenté au péril de leur vie d’empêcher le génocide des Juifs.

En effet, il semblerait que pour beaucoup de non-Polonais, et en particulier ceux récurés du cerveau par des media aux ordres des grands financiers de la City, le camp d’extermination d’Auschwitz soit indissociablement lié au pays qui l’accueillait : la Pologne.
Or à quoi bon remuer le passé plus de 60 ans après la fermeture dudit camp ? Or cette appellation n’est-elle pas de nature à troubler les esprits des plus jeunes en omettant le caractère particulièrement odieux du voisin au nez crochu de l’entreprise meurtrière systématique du régime nazi ? Le risque n’existe-t-il pas que dans quelques années l’évocation d’Auschwitz ne fasse penser à rien d’autre que "ah, tiens, je descends à la prochaine" ?

C’est pourquoi, soucieuse de redonner à l’Histoire ses droits, la Pologne souhaite que le camp de la mort soit rebaptisé en "Ancien camp de concentration nazi ALLEMAND d’Auschwitz-Birkenau, vous voyez, le nom ne ressemble même pas à Oświęcim".

En France, certains députés UMP trouvent l’initiative intéressante et songent à déposer prochainement un texte de loi établissant "le rôle positif de la spoliation sur l’embellissement de son appartement grâce au mobilier de valeur récupéré suite au départ à la cloche de bois du voisin du dessus".