« Ou vous êtes avec Nicolas Sarkozy, ou vous êtes contre lui ! ». C’est par cette locution limpide que Dominique Baudis, président du CSA, a introduit une décision que la France entière attendait : finie, l’hypocrisie consistant à amalgamer à notre majorité d’union populaire le groupuscule dénommé « UDF » !
Comme chacun le pressentait, l’UDF, même si elle continue à arborer le cache-sexe à paillettes de la démocratie chrétienne, est bel et bien un parti d’opposition à Nicolas Sarkozy, à nos valeurs d’ordre et de travaillance, et à la France en règle générale.

Au-delà de la profonde disqualification morale qu’emporte ce jugement (puisque l’UDF ne pourra désormais plus se prévaloir des effets globalement positifs de l’action de notre gouvernement) l’effet principal de la décision du CSA sera de déduire le temps de parole centriste du quota accordé aux divers partis d’opposition lors des prochaines campagnes électorales.

Prochainement, M. Baudis apportera son éclairage sur l’appartenance à la majorité de MM. Dupont-Aignan, De Villiers, ainsi que M. Villepin et ses amis, et aussi de quelques députés UMP qui font sûrement semblant de soutenir M. Sarkozy mais qui se moquent de sa taille et de ses oreilles dès qu’il a le dos tourné.

M. Hollande a indiqué qu’il ne se laisserait pas impressionner par la décision s’est déclaré prêt à réduire la durée du clip de campagne du Parti Socialiste à 23 secondes en conservant les nuages qui défilent en haut de l’écran