En pleine forme physique, quoique légèrement essoufflé après son footing matinal qui l’a conduit d’Epinal à Brest, notre président a rendu une courte visite à l’Ile-Longue, notre base de sous-marins nucléaires lance-missiles, qui représente pour la Bravepatrie l’équivalent de la batcave pour Batman.
D’un tonitruant « j’ai trouvé que c’était une bonne idée de venir chez ceux qui incarnent la dissuasion", Nicolas Sarkozy a su immédiatement installer une ambiance détendue pour embrayer immédiatement sur une réunion de travail bon enfant. N’hésitant pas à renouer, le temps d’une ballade, avec un passé de comique troupier qui fit son succès, en son temps à la dalle d’Argenteuil, et profitant de la chaleureuse ambiance, désormais durablement installée, il a pu clarifier une pensée issue de longues heures de rasage concernant l’usage qu’il fera de sa mallette nucléaire si la clause de force majeur du contrat assurance vie de la Bravepatrie venait à être enclenchée.

En ces temps de conflits multi polaires de haute intensité menaçant nos intérêts vitaux, il n’était pas inutile de rappeler que posséder un armement nucléaire c’était bien joli, mais que si c’était pour ne pas s’en servir valait autant mieux faire un report de budget vers l’éducation nationale.
Un signal fort à l’adresse de nos plus proches voisins alors que ceux-ci, non content de nous courir sur le haricot (là, là, et pi là aussi )s’apprêtent à mugir dans nos campagnes et à défiler sur nos champs elysées.