Le 11 septembre aura été l’événement décisif qui fonda l’islamo-terrorisme et permit à l’administration américaine de mettre en branle son plan génial de pacification de la planète en général et d’éradication des islamistes non coopératifs en particulier. Longtemps encore après cette frappe chirurgicale parfaitement maîtrisée par la team Al Qaeda, rares ont été les articles de presse ne commençant pas par "Le 11 septembre". ("La crise" tend à supplanter cette entame qui commençait à lasser un peu le lectorat).

Toutefois le 11 septembre, ça se passe loin et de l’autre côté de la mer. En BravePatrie, on avait bien HB et la maternelle de Neuilly fondant le Sarkozysme mais l’incident manque un peu de structure secrète, de comité invisible et de Mollah Omar à mobylette pour cristalliser les espérances de tout un peuple face à une menace qui fait vraiment peur.

Malgré un plan vigipirate perpétuellement reconduit à son niveau rouge-écarlate-vif-clignotant-avec-des-bandes-réfléchissantes, la tragédie qui fédérera le peuple Bravepatriote autour d’une lutte sans merci contre un méchant vraiment trés méchant a fini par se produire, le 13 janvier 2009, à la gare Saint Lazare. Nous ne nous étendrons pas ici sur cet événement de sinistre mémoire qui à déjà été abondamment commenté par tous les membres de notre gouvernement repris en choeur par l’ensemble des gazettes du pays.

Dans une récente intervention "La gare Saint Lazare" se voit, à juste titre et parce qu’il ne faut rater aucune occasion, intronisée par Xavier Darcos, ministre de la Grève dans l’Education Nationale, élément fondateur de la lutte contre le syndicalo-terrorisme qui gangrène notre Brave Patrie.