pas le dimanche, a annoncé hier que le Parlement voterait sur un nouveau texte concernant le travail dominical au mois de juillet.
Le symbole est fort : outre l’envoi d’un message clair aux syndicalistes, gauchistes, gaullistes et autres conservateurs rétrogrades qui en décembre avaient tenté d’enfoncer un peu plus la France dans la crise en lui refusant ce petit septième d’activité supplémentaire, nous apprenons que M. Hortefeux prendra ses vacances en août.

Il ne s’agit toutefois pas pour le gouvernement de faire les choses à la légère et de laisser quiconque s’opposer à une évolution sociétale qui a déjà conquis le monde entier, des rues de Djakarta aux carrefours de Johannesbourg. C’est pourquoi il a été décidé d’agir en concertation avec les leaders d’opinion incontestés que sont les représentants des autorités religieuses chrétiennes.

Il est d’ores et déjà prévu d’inscrire à l’ordre du jour des discussions un aménagement horaire, qui permettrait aux jeunes chrétiens de se reposer de la ratonnade de pédés de la veille, d’aller à confesse chez le procureur de la République pour recevoir un amical petit rappel à la loi, puis de se rendre au travail tous frais tous propres, la conscience tranquille et imprégnés de l’idée que les religions ont bien en France une autorité.

Tradition et modernisme, donc, semblent être les mots d’ordre d’une application apaisée du travail dominical.
Les bars gays de la région de Laval resteront en revanche fermés pour 15 jours.