S’il fallait une preuve que les Français sont préservés du Mal, en voici une bien plus flagrante que le fortuit rebond de ballon - deux fois - sur les minettes de Thierry Henry : chez nous, on ne meurt pas.

C’est ainsi qu’au prisme de la presse française l’artiste Jeanne-Claude n’est pas morte mercredi soir d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 74 ans. On peut en effet considérer que la mémoire de celle qui fut la moitié du duo d’art paysager Christo pendant plus de cinquante ans restera immortelle tant que l’on célèbrera ses œuvres sous le nom de son mari.

Le gouvernement hésite encore quant à la manière de célébrer la mémoire de Jeanne-Claude, qui était née française : lecture d’un poème de David Douillet ? Rediffusion des conseils d’harmonie conjugale du président de la République ? Emballage du Planning Familial ?
La presse, pour sa part, a décidé de conserver le silence radio afin de respecter la douleur des proches de l’artiste et de ne pas emmerder les Bravepatriotes avec des broutilles. C’est pas comme si Jeanne-Claude avait un jour emballé un pont de Paris, non plus.
Nos confrères d’Emballages Magazine envisageraient toutefois de publier un dossier spécial le mois prochain.