Les effroyables événements survenus pendant l’épopée azanienne de l’équipe de France de football ont requis la prolongation du séjour de Mme Bachelot en Afrique du Sud. La ministre étant retenue à plein temps par ses prérogatives sportives, un mini-remaniement a eu lieu qui a vu le ministère de la Santé confié à Christine Lagarde.

Selon Christian Blanc, ce sont les cigares qui l’auraient fumé de force.

Les instructions remises en main propre à Roselyne Bachelot par le président de la République, remettre de l’ordre dans la maison Bleue, dont les gens qui habitent là ont apparemment jeté la clé, signifient que le ministère de la Santé n’est plus supervisé.
Or la Santé, c’est le plus important, comme vous l’assurera le médecin du travail avec une bonne tape sur l’épaule en vous raccompagnant vers deux ans de plus à la chaîne. Il était donc nécessaire de remettre le portefeuille à un ministre qui pourrait s’en charger avec compétence en l’absence de Mme Bachelot.
C’est Mme Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, dont les qualités sont fort appréciées à l’Elysée, qui a hérité du ministère.

Et Mme Lagarde n’a pas déçu.
Lors de sa première sortie dans ses nouvelles fonctions, un difficile passage au grill par les féroces journalistes du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, la ministre a pris un sévère uppercut : quid des 12000 euros de cigares réglés avec des fonds publics par son collègue au gouvernement, M. Christian Blanc ?
La solution à cet empoisonnant problème de probité gouvernementale n’a qu’une solution, a déclaré la nouvelle ministre de la Santé : il vaut « mieux s’arrêter de fumer », car les ministres ont « une obligation d’exemplarité ».
Tout comme l’équipe de France, a ajouté Madame Lagarde, démontrant ainsi une fine distinction entre le fait divers circonstanciel et les sujets de fond, ceux qui peuvent influencer toute une génération et la faire basculer irrémédiablement du bon ou du mauvais côté de la morale.