Hormis quelques associations droit-de-la-femmistes exceptionnellement tolérées ce jeudi, personne ne mentionne au quotidien les violences physiques et psychologiques dont les femmes sont victimes. Cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes permet de dévoiler l’horreur permanente, et de faire prendre conscience au plus large public des engrenages anodins qui mènent au pire. Témoignage.

Sa voix brisée et vulnérable a ému des millions d’auditeurs ce matin. Cindy [1] est le témoin du jour sur les antennes de Radio France. Pour elle tout a commencé, comme pour tant d’autres, par le conte de fées dont elle rêvait depuis qu’elle était petite fille et portait des robes de princesse.
Elle aimait son prince charmant et son prince charmant l’aimait, il lui apportait réconfort et protection dans les moments difficiles, elle savait l’apaiser par sa douceur et sa féminité.
Quelques années après, la peur s’est installée, et seule l’incarcération de son compagnon a permis à Cindy de s’émanciper.
Comme elle le dit elle-même : « S’il aurait pas été mis en prison, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de le quitter. »

« Ça a commencé un jour comme les autres. Je n’avais rien fait de mal, le repas était bon, on discutait, puis il s’est levé pour aller coucher la petite. Quand il est revenu, il avait un Bescherelle à la main et il a commencé à me frapper avec.
Au début je ne voulais pas en parler, je maquillais mes bleus. Mais quand il a pris le Littré c’est devenu impossible pour les cacher. Alors je lui ai dit que j’allais partir, que j’allais prendre la petite et retourner chez ma mère, à Avignon. Ça a été terrible : il a essayé de m’étouffer dans la série bleue IGN 3041OT. Là j’ai appelé la police.
 »

Pour une Cindy sauvée, combien de femmes y laissent la vie ?
L’accent est aujourd’hui mis sur l’éducation, qui permettra, espèrent les organisateurs de cette journée, que plus jamais de tels incidents ne surviennent.